Test de Death Howl : deuil, stratégie et deck building
Si vous aviez l’impression d’avoir fait le tour du genre du deck building, rassurez-vous, il en a encore sous la pédale ! On teste Death Howl, le jeu du studio The Outer Zone, qui prend le parti de nous proposer un nouveau type de fusion : souls-like et deckbuilding. Est-ce que c’est chouette ? Oui, mais à condition d’avoir un peu de bagage dans le genre (pas si) niche.
De quoi ça s’agit ?
Alerte santé mentale : l’histoire qui vous est racontée est triste, sombre et explore des thématiques difficiles. Pour vous la faire courte : vous incarnez Ro, une mère scandinave en deuil au temps du mésolithique (6000 av. J.-C). Alors qu’elle vient de perdre tragiquement son fils Olvi, cette dernière se lance dans un voyage shamanique pour le ramener du pays des morts.
Un esprit vous relate rapidement votre objectif : progresser dans le monde, et quérir l’aide de grands esprits, potentiellement prêts à vous donner un coup de main pour ramener votre fiston devenu un petit faon qui semble vous échapper à chaque pas.

Alors, c’est quoi le principe ?
Commençons par le principe des combats sur le damier. Vous vous souvenez de Lost in Fantaland que j’avais testé l’année dernière ? Non ? Dans ce cas, pensez à Final Fantasy Tactics. C’est mieux ?
En gros, Ro navigue sur une map constellée d’arènes, et chacune d’entre elles est représentée par un damier. Et à chaque combat, vous allez utiliser un deck pour combattre au tour par tour. Cela ne vous paraît pas assez clair ? Laissez-moi vous l’expliquer, parce que le jeu ne prendra pas la peine de le faire.
Les combats expliqués à mon neveu de 5 ans (ou le tuto que le jeu ne vous donnera jamais)
Mettons-nous en situation : vous arrivez sur une arène. Tout d’abord, vous allez choisir votre placement sur le bord de la carte. Ensuite, vous tirez 5 cartes de votre deck et vous avez 5 points d’action à utiliser. Un point d’action vous permet :
- D’utiliser une carte qui coûte 1 point (en haut à gauche). Il faudra en dépenser plus pour les cartes qui coûtent plus cher.
- De vous déplacer d’une case sur le damier.

Vos cartes pourront vous permettre (en vrac) de frapper des ennemis, d’ajouter des points de protection, d’invoquer des familiers, de soigner des malus, etc. Il est à noter qu’il y aura tout un tas de mécaniques à maîtriser au fur et à mesure de votre progression dans le jeu.
Mais les cartes ne font pas tout ! Il sera important de bien gérer votre placement car certaines attaques ennemies seront plus fortes si vous remplissez les bonnes conditions. Surveillez les points d’exclamation qui indiquent un placement funeste.
Bref, une fois que vous aurez dépensé tous vos points ou utilisé toutes vos cartes, votre tour se terminera et les ennemis joueront leur tour. Puis ce sera de nouveau à vous et ainsi de suite jusqu’à la défaite de l’un des camps.

Les mécaniques hors combat
Les combats ne seront pas la seule chose que vous devrez gérer. Chaque arène vous demandera d’arriver avec une bonne préparation. Cela impliquera de ramasser des objets qui vous permettront de créer de nouvelles cartes. Vous aurez ainsi à décider lesquelles vous voulez/pouvez fabriquer et en combien d’exemplaires.
Une fois vos cartes collectées, il faudra constituer très stratégiquement votre deck. Rien d’aléatoire de ce côté non plus : vous disposerez de très nombreux emplacements de sauvegarde pour enregistrer autant de decks que vous voudrez. On notera un mini arbre de compétences par zone qui vous offrira quelques pouvoirs supplémentaires ainsi qu’un système de reliques totem qui vous accordera aussi un avantage en combat.
Et ce n’est pas fini ! Il faudra aussi prendre en compte que certaines cartes sont liées à leur « monde ». Lorsque vous changerez de zone, elles coûteront plus cher, vous obligeant à changer de deck et donc mécaniques de jeu. Perso, j’ai adoré les mécaniques (du début) de sacrifice de cartes, vous m’en direz des nouvelles !

Pourquoi parler de souls-like ?
Évidemment, la première chose qui frappe quand on parle de souls-like, c’est la difficulté. Oui, le jeu est assez difficile. Ce n’est pas insurmontable (et une run de Slay The Spire peut parfois être bien plus galère), mais le jeu demande beaucoup de réflexion dans la constitution de son deck et dans ses déplacements par la suite. Il ne faut pas avoir peur de perdre 5 fois, 10 fois, 15 fois même parfois, avant de réussir à triompher d’une arène !
Et justement pour surpasser la difficulté, vous pourrez compter sur votre connaissance des ennemis. À la manière d’un Souls, c’est la connaissance que vous aurez acquise, au fur et à mesure des essais et des morts de Ro, qui vous permettra de triompher des ennemis les plus difficiles à battre (et votre persévérance, bien sûr !!). Perdre face à des ennemis vous fera également perdre votre butin d’âme qui sera à récupérer.
Autre point à noter, ne pas avoir peur de changer de zone pour en quitter une un peu trop dure et revenir plus tard… Si ça ne vous rappelle pas un peu Elden Ring, ce serait étrange.

Ajoutez à ça une ambiance assez sombre mais jolie, une OST très discrète qui sait la porter tout en se faisant oublier, et vous avez pas mal de points communs à mettre dans votre besace.
Alors Death Howl, on en dit quoi au final ?
NOTE: 15/20 – Death Howl est un jeu intéressant, si vous aimez beaucoup réfléchir à votre stratégie, que la difficulté ne vous fait pas peur et que vous aimez les univers austères mais recherchés. Je ne le conseillerais pas à quelqu’un qui n’y connaît rien aux deckbuiling. Le jeu fait le choix de ne pas vous guider et vous laisse patauger pour comprendre chacune des règles.
Vous devrez apprendre et retenir les patterns de chaque ennemi pour vous en sortir. Il faudra également prendre le temps de lire chaque carte pour trouver les bonnes synergies. Par contre si tout ce que je dis ici vous enthousiasme, foncez, parce que Death Howl est vraiment bien pensé.
💎 Review réalisée à partir d’une version presse PS5.
Points Positifs
● De la sueur et des larmes.
● L’univers original et beau
● De quoi ravir les fans de tactique qui n’ont pas peur de la difficulté.
Points Négatifs
● Si vous n’aimez pas vous prendre la tête : fuyez !
● Un tuto ? Quel tuto ?
Informations
Sortie: Le 19 février 2026
Langue: Textes FR
PEGI: 12
Dispo: PS5, Series, PC, Switch
Éditeur: 11 bit studios
Développeur: The Outer Zone
Mode: Solo
Durée: 25h
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