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Test Monster Hunter Stories 3 : Twisted Reflection

Exit les histoires plutôt banales et qui perdaient de leurs saveurs au fur et à mesure de l’aventure. Ici, on aborde des sujets plus sombres et matures avec une vraie maîtrise. On incarne le fils (ou la fille, suivant votre choix de personnage) du Roi d’Azuria, qui est au bord de la guerre face à leur voisin Vermeil. Alors que tout espoir semble s’éteindre, un œuf cristallisé miraculeux est découvert par la Reine d’Azuria. Il contient un Rathalos, monstre dragon mythique de la licence Monster Hunter, que le monde pensait disparu.

Sauf qu’un miracle n’arrive jamais seul, ce n’est pas un Rathalos que contenait l’oeuf, mais deux, des jumeaux. Malheureusement, avoir des jumeaux est considéré comme un mauvais présage, surtout qu’ils portent la marque Azurécailles, héritage de la guerre civile qui a divisé Azuria et Vermeil. Une nuit, la Reine Amara se rebelle contre son mari qui tente de tuer un des deux jumeaux Rathalos, et s’enfuie de justesse avec un l’un de deux. Considérée contre une traîtresse, cet événement survient 10 ans avant le début du jeu, et les pas du personnage que l’on incarne.

Notre héros/héroïne devient un(e) Rider, en plus d’être le prince (ou la princesse) du royaume. Capitaine de son équipe, on incarne ce protagoniste avec des idées profondes et des objectifs bien précis. Contrairement aux anciens opus, on l’entend parler et surtout, on prend part aux problèmes géopolitiques ; on agit véritablement sur l’environnement, etc.

Et c’est dans un contexte tendu entre les deux nations que notre histoire démarre en compagnie de notre monstie Ratha.

Un étrange phénomène perturbe l’écosystème du monde et commence à dangereusement à envahir le royaume d’Azuria : l’Empiétement des cristaux. Ce désastre écologique rend les terres invivables, infectent les monstres avec des cristaux qui se forment sur leurs corps, ce qui les rends fous et dangereux. De plus, cela provoque la disparition d’espèces menacées et l’apparition d’espèces invasives qui chassent les espèces indigènes. En clair : l’environnement et l’écosystème du monde sont en grands dangers. Pour cela, les Riders combattent l’Empiétement en faisant plusieurs missions.

Lors du premier chapitre, on forme Théa, une nouvelle Rider, ce qui nous permet à nous en tant que joueur, d’apprendre les bases avec elle. Ainsi, on apprend à sauver les oeufs des espèces menacées face aux monstres invasifs. On a aussi une part belle pour restaurer les habitats naturels ; une mission sur le long terme dans notre aventure qui prend pas mal de temps.

Toutes ces missions se font par le biais de l’exploration. A dos de monstie, on explore des grottes de monstres plus ou moins rares, on réalise des quêtes secondaires de PNG éparpillés sur la map, on craft des matériaux, etc. On reconnaît bien la patte Monster Hunter Stories puisque ces actions basiques restent les même depuis le premier jeu.

Cependant, l’exploration monte de niveau au fur et à mesure de l’aventure. A dos de Rathalos pour planner (dommage qu’on ne puisse pas voler comme dans MHS2…) ou sur un monstie spécialisé dans l’escalade, il y a plusieurs manières d’appréhender son environnement.

En parlant d’environnement, prenez le temps de visiter les différents panoramas qu’offre le jeu : ils sont sublimes ! On voit que la direction artistique a été durement travaillée pour donner aux joueurs un jeu captivant. Aussi bien sur toutes ces couleurs que sur la profondeur du jeu, il y a énormément à voir et à chercher

On sent que l’exploration est plus complexe et plus poussée que les précédents jeux, aussi bien au sol que dans les airs. Et les monstres sauvages ont une réel impression de vie, la flore est éparpillée et remplie à la fois. Et côté cinématique, il n’y a rien à redire : les dessins se rapprochement de ceux d’un animé, que ce soit pour lancer un combat ou les cinématiques d’apparition de monstre.

Toujours du tour par tour comme pour ses prédécesseurs, Monster Hunter Stories 3 demandera tout de même d’apprendre de nouvelles mécaniques de combat. Les bases restent les mêmes. Il existe 3 types d’attaques : la Force (rouge) bat la Technique (vert), la Technique bat la Vitesse (bleue) qui elle-même bat la Force, un peu comme pour Pokémon (le feu bat la plante, la plante bat l’eau, l’eau bat le feu). Il y toujours les duels et les doubles attaques avec son monstie.

Petite nouveauté qui ajoute un peu de complexité aux combat : les monstres adverses ont une jauge de vie sous leur barre principale. C’est la Jauge d’Âme de Wyvern, et c’est très utile de savoir comment réduire cette jauge. La plupart des gros monstres ont une attaque redoutable liée à cette jauge. Suivant l’arme que vous utilisez et la partie du corps que vous visez (les pattes, la tête, les ailes, etc.), la jauge se videra, et une fois vide, cela assommera le monstre pour faire annuler son tour. Cela peut vous sauver la mise pour vaincre facilement un ennemi particulièrement coriace.

Il est nécessaire de bien level up son équipe avant de s’attaquer à certains endroits et avancer dans l’histoire. En effet, les niveaux sont vraiment à prendre en considération dans ce MHS par rapport aux précédents. Les monstres sont plus exigeants à battre, et ont moins de schémas prévisibles dans leurs attaques. Dès les premiers combats contre de gros monstres, on peut être surpris de voir ses 3 coeurs de vie être rapidement détruits.

Sans oublier le système d’équipement ! Entre le choix de votre armure et de vos armes, il faudra crafter les bons matériaux pour avoir un meilleur stuff. Sans ça, votre aventure risque d’être laborieuse !

C’est bien un point que j’ai adoré dans ce MHS : les histoires annexes. Déjà, elles sont faites avec un de vos alliés dans les Riders, ce qui permet de plus connaître leurs histoires, leurs styles de combat. De plus, cela engendre de l’expérience et du craft plus facilement. Idéal quand on galère avec un monstre assez casse pied.

N’hésitez pas à faire toutes les histoires annexes quand cela est possible. C’est plutôt chouette de comprendre comment votre camarade est ainsi, et peut-être de plus vous attacher à eux. Personnellement, j’ai adoré voir les cinématiques de chacun de mes compagnons lors de leur attaque signature : elles sont été bien stylées pour chacune d’entre elles ! Ces histoires secondaires sont vraiment chouettes à explorer contrairement aux quêtes secondaires données par les PNJ qui sont vite oubliables…

Que serait un MHS sans cette partie grisante de trouver et faire éclore un œuf ? Dans cet opus, j’ai trouvé cette chasse mieux maîtrisée que dans les anciens jeux. Déjà, il n’y a pas à se perdre dans x couloirs d’une tanière avant de trouver le nid du monstre comme avant et c’est plutôt agréable : on tombe directement sur le nid.

Bien sûr, différents éléments sont possibles à looter avant de vous emparer d’un oeuf. Et, quelques fois, il pourra y avoir deux nids côte à côte, soit la possibilité de partir avec deux oeufs au lieu d’un seul. Pratique pour les monstres qui ne spawnent pas souvent.

Les œufs peuvent avoir un des trois rangs de rareté, ce qui détermine le niveau de vitalité du monstre à éclore. Plus la vitalité d’un monstre est forte, plus ses statistiques en combat sont élevés. A vous de trouver les meilleurs œufs !

NOTE: 17/20Monster Hunter Stories 3 : Twited Reflection est clairement supérieur aux anciens jeux de la série. Plus beau graphiquement (si on ne fait pas zoom…), avec une grande dose de liberté pour l’exploration, des quêtes toujours plus nombreuses et denses. J’ai adoré mon périple aux côtés de monsties aussi puissants que variés.

L’histoire principale est plus mature et plus sombre, et tous les éléments donnent envie d’en savoir plus : pourquoi la Reine d’Azuria s’est enfuie ? Comment empêcher l’Empiétement des cristaux de détruire le monde ? Comment rétablir l’écosystème ?

Capcom a su répondre aux attentes des joueurs avec ce MHS, qui est aussi une vraie porte d’entrée à tous ceux qui veulent découvrir la licence. Les mises en scène et cinématiques valent vraiment le coup d’oeil en plus de l’histoire principale.

En bref, vous allez facilement passer une trentaine d’heures au minimum dans ce jeu sans tout faire, alors imaginez un peu combien de temps il faudrait si vous vous laissez entraîner sans peine dans ce monde fantastique ?

💎 Review réalisée à partir d’une version presse Steam.

Points Positifs

● Personnage principal et une histoire plus mature.
● Avec le RE Engine et le cell shading, on a des animations incroyables.
● Exploration dense et enrichissante.
● Excellente durée de vie du jeu.
● Le farm d’œufs et de collectibles.

Points Négatifs

● Pas possibilité de voler pour explorer.
● Quêtes secondaires répétitifs et inutiles.
● Beau de loin, mais assez perfectible de près.
● Pas de mode coop ou multijoueurs.
● Rythme inégal dans l’histoire (au milieu).

Informations

Sortie: Le 13 mars 2026
Langue: Textes FR
PEGI: 12
Dispo: PC, PS5, Series, Switch 2
Éditeur: Capcom
Développeur: Capcom
Mode: Solo
Durée: 46h

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Touchofgeek

Dresseuse Pokemon depuis l'âge de 7 ans, je touche un peu à tout au niveau des jeux vidéo (sauf les jeux d'horreur). J'aime découvrir de nouveaux jeux, et partager mes aventures au plus grand nombre. Sur Switch ou Xbox, j'arrive facilement à me perdre dans un monde virtuel et ne plus vouloir lâcher la manette.

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