Test Absolum sur Switch : rogue them up absolu
Après avoir passé du bon temps (ok, pas toujours) sur Hades 2, j’ai décidé de me lancer dans Absolum. Je dois aimer me faire du mal ?! En tout cas, l’occasion était rêvée, car le jeu propose du nouveau contenu. Nous allons donc voir, ou revoir ce titre de Dotemu.
Je ne vais pas vous mentir, au début, je me suis dit : « Oh, encore un jeu qui va surfer sur le succès de Hades… ». Mais dès les premières heures, je me suis rendu compte que le jeu avait sa propre proposition, sa propre identité. Ce n’est en aucun cas une copie, ce qui m’a d’autant plus motivée. Allez, passons au test.

Un rogue them up qui assume son identité
Très vite, Absolum montre qu’il ne cherche pas seulement à imiter les cadors du genre. Là où certains titres misent tout sur la vitesse et la répétition nerveuse, le jeu de Dotemu tente une approche hybride, mélangeant action nerveuse et structure roguelite avec une forte composante beat them up = rogue them up. Le résultat est étonnant : les combats se veulent lisibles, presque tactiques par moments, sans pour autant sacrifier l’adrénaline.
Chaque run donne le sentiment d’un véritable parcours initiatique. On apprend progressivement les patterns ennemis, la gestion de l’espace et surtout l’importance du placement. Contrairement à d’autres productions qui privilégient l’esquive permanente, Absolum encourage parfois à rester au contact, à encaisser intelligemment pour mieux contre-attaquer. Cette philosophie donne au jeu une saveur plus “arcade”, presque old-school, qui s’accorde bien avec son ADN Dotemu. (Street of Rage 4, Marvel Cosmic Invasion, tout ça tout ça).

De quoi parle Absolum ?
Voici l’histoire officielle : Le scénario d’Absolum met en scène une lutte désespérée contre un pouvoir dictatorial débridé qui exige les plus grands sacrifices, comme tromper la Mort elle-même. Dans le monde de Talamh, un immense cataclysme causé par la magie incite le Roi Soleil Azra à mener des guerres brutales pour conquérir toutes les terres et autres sources de magie, massacrant tous les sorciers qui refusent de lui prêter allégeance.
Le dernier espoir de Talamh tient désormais en une bande de rebelles revêches, aidés par un mentor mythique nommé Uchawi et par les non moins puissantes Root Sisters. Cette alliance d’infortune s’oppose de concert à l’élan despotique d’Azra à l’aide d’une magie antique et oubliée, qui offre une aide précieuse à nos valeureux guerriers dans cet ultime acte de résistance. Une puissance providentielle indispensable pour desserrer l’étau d’Azra sur le monde, mais aussi découvrir le secret derrière son ascension irrémédiable et son immense pouvoir.

Un système de combat accessible… mais pas simpliste
La prise en main est immédiate. Quelques boutons suffisent pour frapper, esquiver, utiliser une compétence et déclencher une attaque spéciale. J’ai tout de même interverti la touche saut et esquive ce qui m’a grandement aidé ! Mais derrière cette simplicité apparente se cache une vraie marge de progression. Le timing des esquives, la gestion des enchaînements et l’utilisation stratégique des compétences transforment rapidement les combats en petites chorégraphies nerveuses.
Ce qui frappe surtout, c’est le sentiment d’impact. Les coups portent, les ennemis réagissent et chaque confrontation donne l’impression d’avoir du poids. On retrouve ici l’expérience du studio dans les jeux d’action à l’ancienne : les affrontements sont lisibles, satisfaisants et jamais brouillons, même lorsque l’écran se remplit d’ennemis.
La progression roguelite vient compléter le tout avec un système d’améliorations modulaires. Certaines modifient radicalement votre façon de jouer : attaque plus risquée mais dévastatrice, mobilité accrue ou encore bonus défensifs qui encouragent des approches différentes. Résultat : on expérimente, on échoue, on recommence et on y revient volontiers. Mais surtout, j’ai senti au fil des runs ma monté de niveaux.

Une direction artistique solide malgré quelques limites techniques sur Switch
Visuellement, Absolum s’inscrit dans une esthétique colorée et dynamique à la manière d’une bande dessinée qui colle bien à son gameplay nerveux. Les animations sont fluides, les effets lisibles et l’ensemble dégage une énergie communicative. Les personnages et ennemis bénéficient d’un design immédiatement reconnaissable, ce qui aide énormément à comprendre les situations de combat.
Sur Switch, toutefois, tout n’est pas irréprochable. Quelques baisses de framerate peuvent apparaître lors des affrontements les plus chargés ou en coop. Rien de catastrophique. Heureusement, la lisibilité globale reste bonne, et le jeu demeure parfaitement jouable en mode portable comme en mode docké.
La bande-son accompagne efficacement l’action, alternant morceaux dynamiques et ambiances plus tendues. Sans être inoubliable, elle soutient parfaitement le rythme des combats et participe à l’immersion générale.

Une expérience exigeante qui récompense la persévérance
Absolum ne prend pas le joueur par la main. Les premières heures peuvent se montrer frustrantes, surtout pour ceux qui viennent chercher un roguelite plus accessible. Mais une fois les mécaniques assimilées, le jeu révèle une profondeur inattendue et une boucle de gameplay particulièrement addictive.
Chaque défaite devient une leçon. Chaque amélioration débloquée donne envie de relancer immédiatement une partie. D’autant qu’à force vous comprenez quels Rituels sont intéressants, quelle Inspiration ira le mieux avec votre style et quels Accessoires peaufineront le tout.
Et malgré quelques imperfections, le titre réussit à capturer ce sentiment précieux : celui d’une progression personnelle, autant que celle du personnage.
Au final, Absolum n’est pas seulement un jeu inspiré par les grands noms du genre : c’est une proposition solide, parfois rugueuse, mais sincère et efficace un rogue-them-up qui assume pleinement sa personnalité.
Qu’apporte les mise à jour et ajouts dans Absolum ?
Absolum propose depuis le 12.02.26 une nouvelle mise à jour de contenu gratuite nommée Threads of Fate. En voici le détail :
- Un nouveau mode de jeu : celles et ceux qui terminent l’aventure principale débloqueront les Épreuves Mystiques, qui proposent des dizaines de modificateurs pour offrir un défi encore plus relevé. Des surprises et des histoires inédites, qui contrastent grandement avec la campagne originelle, vous y attendent
- Le redoutable Boss Rush exige un maximum de coordination pour éviter d’infliger des dégâts à votre coéquipier tandis que les hordes incessantes d’ennemis s’enchaînent. D’autres surprises de taille vous attendent dans les Épreuves Mystiques
- Mesurez-vous aux nombreux défis concoctés par l’équipe de développement derrière Absolum, ou créez vos propres versions en jouant avec les modificateurs disponibles. Partagez vos créations les plus perverses avec la communauté grâce aux codes Custom Ordeal
- L’Arbre des Âmes offrira de nouvelles récompenses aux guerriers suffisamment redoutables pour surmonter les Épreuves Mystiques
- Régions corrompues : la campagne d’Absolum évolue. Après l’avoir terminée, vous pouvez vous rendre dans les Régions Corrompues dont les récompenses sont à la hauteur du défi qui vous y attend.
- Nouveautés à débloquer : l’Arbre des Âmes porte de nouveaux fruits, offrant deux nouveaux skins pour chaque personnage jouable, six ensembles d’émoticônes supplémentaires et la possibilité de commencer un run en possédant déjà l’une des Inspirations généralement gagnées lors des combats contre les boss
- Nouveaux réglages et options inédites : activez le compteur de dégâts pour savoir exactement ce que vous infligez à vos adversaires, profitez de nouvelles commandes pour jeter des objets ou encore du tout nouveau framerate illimité sur PC pour admirer les sublimes panoramas sans entrave
- Des montures plus solides : un nouveau rang de monture Élite est disponible pour vous prêter main forte en combat. Elles disposent de nouveaux comportements et infligent davantage de dégâts
- Des tas d’améliorations : des centaines de petites retouchent viennent enrichir l’expérience offerte par le gameplay exaltant et le scénario fascinant d’Absolum, comme les ajustements apportés à l’apparition des failles mystérieuses rencontrées après avoir terminé l’aventure principale et aux récompenses qu’elles offrent
NOTE: 16/20 – Il est difficile d’aborder Absolum sans évoquer Hades, tant ce dernier a redéfini les codes du roguelite/action ces dernières années. Et oui, la première impression peut donner l’illusion d’être face à un « successeur spirituel ». Mais à y regarder de plus près, les deux titres prennent des chemins nettement différents.
Absolum est l’un de ces jeux qui demande un peu de sueur et de persévérance avant de révéler tout son potentiel. Ce n’est pas la réinvention du genre, ni le hit incontestable que certains attendaient, mais c’est une proposition plus qu’honnête, courageuse et souvent très satisfaisante. C’est un réel plaisir de pouvoir changer de personnage ou même de pouvoir jouer en coop.
Je le conseille à ceux qui cherche un rogue them up à la croisée des chemins entre action arcade et progression roguelite. De plus, le titre continue d’être « nourri » pour notre plus grand bonheur ! Que demander de plus ? A vos manettes !
💎 Review réalisée à partir d’une version presse Switch .
Points Positifs
● Les combats.
● Mécaniques intéressantes.
● Rejouablitié.
● Proposition visuelle plaisante et bande son cohérente.
Points Négatifs
● Pics de difficulté.
● Manque de profondeur scénaristique.
● Quelques ralentissements sur Switch (rien de méchant).
Informations
Sortie : Le 09 octobre 2025
Langue: Texte FR
PEGI: 16
Dispo: Switchs, PS5/4, PC
Éditeur: Dotemu
Développeur: Dotemu, Guard Crush
Mode: Solo, coop
Durée: 8h
Test Hades ici
Test Hades 2 ici
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