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Test du jeu No Rest for the Wicked chez Private Division

En allant me renseigner un peu sur le net, je me suis souvenu d’un jeu présenté lors des Game Awards 2023 et là déclic ! Il m’avait fortement fait de l’œil celui-ci et pas qu’à moi, à beaucoup d’autres gamers aussi qui étaient très impatients d’en découvrir plus et à juste titre. Rien que d’évoquer le nom du studio donne l’eau à la bouche.

En effet, Moon Studio ça vous parle ? Attendez, ne bougez pas, je vais vous rafraîchir la mémoire. C’est un studio indépendant Autrichien fondé en 2010, ayant pour directeur Thomas Malher, ancien employé de chez Blizzard. Le studio c’est surtout fait connaître en 2015 avec le merveilleux titre Ori and The Blind Forest qui reste pour beaucoup de gamers un gros coup de cœur notamment grâce à sa direction artistique.

Alors maintenant que, vous aussi, vous avez les idées bien remises en place et l’eau à la bouche, parlons du nouveau bébé de Moon Studio. Édité par Private Division fondé par Take–Two Interactive. Disponible en accès anticipé depuis le 16 avril 2024 sur PC (Steam), puis plus tard dans l’année sur PS5 et Xbox Séries, il a été annoncé et pensé comme un jeu qui va révolutionner le genre de l’Action-RPG, j’ai nommé No Rest For The Wicked. Mais alors les promesses sont-elles tenues ? Allons voir ça de plus près.

On commence le jeu par la création de son personnage avec une proposition de personnalisation simple et rapide. Une fois terminé, on a le droit à un message des développeurs nous informant que le jeu a nécessité 6 ans de développement pour créer une expérience unique en son genre de A-RPG.

Nous avons également un rappel pour nous dire que le jeu est en cours de développement et qu’il s’agit ici d’une version 1.0. Que d’ailleurs, nous pouvons contribuer à améliorer le jeu en partageant nos retours et bugs éventuels avec l’équipe. Juste avant de partir, le message se termine par une mise en garde concernant le début d’une aventure épique, remplie de combats sanglants et exigeants.

Vous voilà prévenu! Aller, maintenant, c’est parti pour de vrai.

Nous voilà en l’an 841. Le royaume est gouverné par le roi Harol, qui, nous venons de l’apprendre, a passé l’arme à gauche. On a même pas eu le temps de le connaître le bougre!

Pour le remplacer, nul autre que son fils, le prince Magnus. Lui par contre, il ne donne pas envie de le connaître. On a affaire à un prince tête à claque, arrogant et avide de pouvoir. Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, la terre de Sacra, qui va être le théâtre de notre périple, est touchée par une vieille maladie, la Pestilence.

Ce mal qui se répand et gagne du terrain chaque jour, transforme ses habitants en monstres. Pour la combattre et la repousser, le roi Magnus fait appel à La Madrigale Seline, figure de l’église qui voit l’occasion de propager l’influence de son dieu et prouver ce dont elle est capable.

Et nous dans tout ça ? Nous incarnons un Cerims, race de guerriers mystique avec de puissants pouvoirs ayant pour vocation de combattre et éradiquer cette peste. Notre but est de partir enquêter sur l’île de Sacra. Pour accomplir notre quête, nous voilà partis à bord d’un bateau où nous pouvons profiter d’une cinématique visuellement somptueuse dans laquelle on voit une tempête approcher vers notre embarcation.

Mais le voyage ne va pas se dérouler comme prévu, car nous sommes attaqués en pleine nuit, en plein sommeil, par un groupe de rebelles nommé Risen. Notre embarquement échoue pendant la bataille contre les rochers de l’île, où nous posons le pied totalement vide de tout équipement. Bienvenue sur l’île de Sacra.

C’est là que le message concernant les développeurs prend tout son sens! En effet, on est face à un gameplay très exigeant et punitif. Une erreur de placement, une mauvaise gestion de ses attaques et c’est la mort assurée. Le jeu nous apprend sur le bateau via un tutoriel rapide les bases du déplacement, de l’attaque et surtout une technique vitale: le contre et la roulade.

À ce niveau-là, j’ai vraiment eu des souvenirs de mon dernier test sur Blasphemous II (lien du test ici) à alterner les attaques et les esquives. Plus ce côté punitif, car toutes vos actions vous seront dictées par votre jauge d’endurance qui une fois vide, si mal maîtrisée, vous laissera totalement à la merci de votre adversaire!

Vous aurez très vite l’occasion de tester votre dextérité (et votre patience) parce qu’une fois échoué sur l’île, vous serez immédiatement sur la plage remplie de crabes. Alors ce n’est pas le crabe du genre bâton de surimi, ce sont des crabes version XXL. Si vous ne les prenez pas au sérieux, vous pouvez direct vous en mordre les doigts. Un peu comme tous les adversaires que vous aurez à affronter tout au long de l’aventure.

En s’aventurant un peu plus loin dans les terres, vous récupérerez votre première épée, qui déterminera une façon de jouer différente de la prochaine lame que vous obtiendrez. Car oui, chaque arme est unique et personnalisable grâce à des runes qui vous permettront de façonner votre arme afin de s’accorder à votre manière de jouer. Parce qu’ici il n’y a pas de classe, ce seront vos équipements qui détermineront vos compétences et votre gameplay.

Puis, ce sera à vous de gérer les caractéristiques de votre personnage lors de ses montées de niveau pour accroître sa santé, son endurance ou encore l’intelligence, plutôt classique de ce côté-là.

Un peu plus tard dans votre périple, les routes vous mèneront dans la magnifique capitale de Sacrement, après un difficile combat contre notre premier boss. Celui-ci m’a fait recommencer quelques fois tout de même. Dans cette ville, vous pourrez commercer dans diverses boutiques. Mais aussi créer vos armes et vos armures à l’aide de matériaux que vous aurez récupéré tout au long de votre aventure.

Vous aurez aussi la possibilité de vous reposer dans la maison que vous aurez au préalable acheter. La bâtisse n’attendra que votre talent de décorateur d’intérieur.

Vous pourrez également récupérer bon nombre de quêtes annexes qui vous feront parcourir l’immense carte, allant de l’élimination de têtes mises à prix sur des cibles à la récolte de ressources permettant de gagner bon nombre d’or et de matériaux.

Là clairement, c’est sur ça que j’ai été bluffé! J’adore la direction artistique de No Rest For The Wicked. Le côté décors fait à la main grâce à un pinceau donne vraiment un sacré charme. De plus, les effets lumineux, comme ceux du soleil ou les reflets, sont extrêmement bien maîtrisés, nous rappelant rapidement le cycle jour/nuit.

Ce qui donne une ambiance totalement différente suivant les endroits parcourus tout au long de notre quête. Qui plus est, ça donne vie aux décors. Pour certains, je me suis même arrêté quelques secondes pour admirer le panorama qui donne l’impression de contempler de vraies œuvres d’art.

Le style graphique des personnages est vraiment très beau, et ne se rapproche d’aucun jeu que j’ai pu faire actuellement. Quand je dis personnages, je parle des personnages humains, comme des monstres. Le premier boss est incroyable, on ressent au travers de son graphisme et de l’énergie qu’il dégage qu’on ne va pas forcément passer un bon moment!

Les armures et armes sont plutôt badass. Enfin, sauf au début, où ma meilleure armure sur la tête était une planche de bois, puis un chapeau en champignon !

Je gardais le meilleur pour la fin, les cinématiques. Franchement, c’est du lourd, certains grands titres devraient en prendre de la graine parce qu’elles sont réellement incroyables et mettent le joueur à fond dans l’histoire, de véritables petits films d’animation.

Eh bien oui, un soin tout particulier a été donné à la bande son, et n’a pas été mis dans les mains de n’importe qui. Il s’agit ici du compositeur Jason Graves. Son nom ne vous évoque peut-être pas grand-chose, mais c’est le compositeur derrière de nombreuses licences à succès comme Tomb Raider, Until Dawn ou bien encore Dead Space.

Alors attention, l’ambiance est vraiment au cœur du jeu, donc il ne faut pas s’attendre à avoir de la musique tout le temps. C’est justement ça qui rend la chose encore plus belle! Lorsque vous êtes en forêt cela vous permet, si vous tendez l’oreille, d’entendre bons nombres de détails comme les ennemis au loin. Ou le bruit de la pluie sur les feuilles d’arbres, entendre nos bottes s’enfoncer dans les terres boueuses, et ça, j’avoue que perso, je suis entièrement fan de ses petits détails.

NOTE: 15/20 – No Rest For The Wicked est un très beau diamant brut qu’il ne reste plus qu’à polir. Des ajouts de mises à jour sont fréquemment programmés. Elles intègres des correctifs et améliorationss quasi tous les jours.

La direction artistique proposée ici est vraiment le gros plus. Niveau gameplay c’est exigeant et technique. Si vous êtes un habitué du genre ça devrait aller pour vous. Mais si vous ne l’êtes pas, accrochez-vous bien à votre canapé parce que le moindre ennemi peut devenir un obstacle de taille.

Pour répondre à la question du début, “Mais alors les promesses sont-elles tenues ?”, je dirais qu’à l’heure actuelle pas encore. Cependant, je reste sur le qui vive, car le potentiel de ce jeu est énorme! De plus, avec le multijoueur qui va arriver, cela promet des parties avec des amis vraiment très intéressantes.

💎 Review réalisée à partir d’une version presse PC.

Points Positifs

● La direction artistique et les effets de lumière.
● L’ambiance sonore du jeu.
● Armes et armures qui déterminent un gameplay personnel et unique.
● Des combats nerveux et puissant….

Points Négatifs

● … qui sont parfois trop hasardeux et brouillons contre plusieurs adversaires.
● Il peut être compliqué de s’orienter.
● Des effets de caméra de temps en temps trompeur qui emmène souvent à un suicide involontaire.

Informations

Sortie: Le 18 avril 2024
Langue: Textes FR
PEGI: 18
Dispo: PC en anticipé
Éditeur: Private Division
Développeur: Moon Studio
Mode: Solo, multi
Durée: 5h
Complétion: 23h

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Tiduth

Un CV long comme le bras de Luffy, on peut notamment retrouver: joueur de blitzball à Zanarkand, voyageur des terres d’Hyrule, maître de la ligue sur la région de Kanto, tueur de zombie à Racoon city, maîtrise parfaite du kamehameha ainsi que du hadoken, sauveur de New York avec Captain America, a porté en direction du Mordor Frodon 6 min sur son dos avant de le lâcher dans un fossé à force de l’entendre se plaindre et devenu maître assassin dans les rues de Florence.

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