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Test The Witch’s Bakery : pétrissons pour apaiser les cœurs

Attention, avant de commencer : ce jeu donne faim ! Et, gourmande comme je suis, je n’ai pas pu me retenir de jouer à ce petit jeu français en dégustant un croissant aussi moelleux et tendre que la douceur de The Witch’s Bakery. Développé par Sunny Lab, ce jeu aux décors de Paris nous embarque dans une aventure magique où boulangerie, exploration et narration. Est-ce que ce jeu vaut le détour ? Comment est géré la partie narrative couplée à la gestion d’une boulangerie ?

Découvrez Lunne, notre sorcière-boulangère

Dès les premières minutes, on voit le personnage que l’on va incarner : Lunne. C’est une jeune adulte qui quitte son cocon familial à Angoulême pour démarrer son rêve : celui d’ouvrir une boulangerie à Paris. Mais pas n’importe quelle boulangerie ; puisque son côté sorcière sera mêlé à cette aventure hors du commun. Lunne incarne très bien la gentille sorcière qu’on s’imagine tous en tête mais en version moderne avec ses vêtements casual et ses baskets.

On remarque au premier regard qu’elle n’est pas une humaine ordinaire puisqu’elle porte un grand chapeau rouge pointu, agrémenté d’un croissant en clin d’œil à sa profession.
Dans le monde de The Witch’s Bakery, il existe plusieurs sortes de sorcières, et notre boulangère est ce que l’on nomme une « Sorcière du coeur », c’est à dire qu’elle peut plonger dans le coeur des gens pour soigner leurs blessures intérieures.

Un compagnon magique à nos côtés

Heureusement pour Lunne, elle ne part pas toute seule à la capitale. Elle est accompagnée d’Orio, un chat tout rose super mignon… Ahem, pardon, c’est un(e) morph’ (iel se fâche si le/le traite de chat). C’est un trait assez rare dans un jeu pour être souligné : Orio est un personnage non genré, d’où les pronoms non définis tout au long du jeu.

Orio suit Lunne depuis que la jeune fille est entrée à l’école de magie au début de son adolescence, c’est donc le personnage qui connaît le mieux notre petite sorcière. Et Orio nous aide sur beaucoup de sujets, notamment la boulangerie. En effet, sans iel, impossible pour Lunne de faire du pain ou des viennoiseries. C’est elle qui mélange les ingrédients, qui pétri la pâte et qui met un peu de magie dans ses créations pour aider les gens à aller mieux, mais c’est Orio qui s’occupe de cuire la marchandise. De plus, ce(tte) petit(e) morph’ est un excellent conseiller pour Lunne, en plus d’être un(e) sacré(e) gourmand(e) !

La gestion de la boulangerie

Une grande partie du jeu est consacrée à la gestion de la boulangerie de Lunne. En effet, il faut savoir gérer son temps car notre boulangerie est ouverte de huit heures à dix-huit heures, et on a énormément de travail durant ce laps de temps. Entre pétrir la pâte, gérer les stocks et servir les clients, on ne voit pas le temps passer. C’est un sacré défi à relever, d’autant plus que plus on avance dans le jeu, plus les clients peuvent être exigeants. Cependant, notre gamme de produits s’élargit avec la pratique, et il devient nécessaire de choisir quels produits mettre en boutique suivant le coût de vente.

Et oui, en plus de devoir gérer la boutique, on a aussi ce sens du commerce car notre porte- monnaie est utile tout le long du jeu. Pour la boulangerie, notre argent sert essentiellement pour le côté esthétique. On peut aller chercher des décorations pour rendre pour accueillante la boutique avec des plantes, d’autres comptoirs etc.

Le gros point fort durant ce temps de travail, c’est la magie de Lunne qui opère sur certains clients. Que ce soit de la colère, de la peur ou de la tristesse, Lunne n’hésite pas à plonger dans les coeurs de ceux qui ont des blessures internes. Cela se passe d’une façon très simple : Lunne se retrouve dans le coeur du client et se retrouve face à un labyrinthe. Le seul moyen d’en sortir et de trouver un petit coeur et de trouver la sortie en faisant attention aux défis qui sont différents suivant la peine du client. J’ai trouvé ces labyrinthes très sympas les premières heures de jeu, mais assez redondantes quand on maîtrise le concept car les labyrinthes changent très peu.

L’exploration de Paris : à la rencontre de nouveaux personnages

Après une dure journée de travail, Lunne peut s’octroyer une activité à faire parmi plusieurs de disponibles (même si beaucoup se débloque au fil du temps). Entre aller au restaurant, regarder un film au cinéma ou se poser dans un parc, Lunne a de chouettes endroits à découvrir, toujours accompagnée d’Orio bien sûr. Sauf que, manger au restaurant ou aller au cinéma coûte des sous. Et c’est aussi pour cela que gérer notre budget est important pour que Lunne puisse profiter de toutes ces activités.

Au fur et à mesure de l’avancée du jeu, Lunne fait la rencontre de plusieurs personnages qui changent le gameplay. Entre une nouvelle amie qui n’est pas heureuse dans son travail actuel, un jeune streamer plein d’énergie qui cache une peur secrète ou un restaurateur très grognon, Lunne devra se retrousser les manches pour les aider et réparer ces coeurs meurtris par différentes étapes de la vie. J’ai beaucoup aimé l’histoire et la façon dont sont amenés certains sujets.

Que ce soit la santé mentale, le burn-out ou le deuil, chaque sujet est abordé avec sensibilité et justesse, et je pense que Lunne y est pour beaucoup : c’est une sorcière du cœur avec une sensibilité accentuée, et cela renforce ce sentiment d’immersion et d’émotions que procure le jeu. J’ai pu versé ma petite larme à plusieurs reprises tellement je me sentais impliquée dans les histoires de chacun, c’est dire à quel point j’ai trouvé ça incroyable.

S’améliorer et pâtisser… mais attention à l’énergie !

Que serait un jeu de gestion de boulangerie sans faire de recettes ? Pour améliorer nos produits en rayon -et de ce fait, augmenter les prix-, on peut refaire les recettes de nos produits dans notre atelier par des minis-jeux. Que ce soit le soir avant d’aller se coucher, ou bien ailleurs une fois qu’on a débloqué les endroits, Lunne peut refaire des pains au chocolat (ou chocolatines ?) et on met la main à la pâte ! Peser les ingrédients, mélanger dans un bol, pétrir et façonner… On suit toute la recette à la lettre.

J’ai trouvé l’idée géniale, ça permet de découvrir de nouvelles recettes et donc de pouvoir mettre en vitrine d’autres produits, mais beaucoup de recettes sont assez similaires donc les gestes à effectuer sont identiques, ce qui est dommage.

Faire du pain et des viennoiseries le soir demande de l’énergie, et c’est une ressource qu’il faudra préserver au maximum. Notre énergie est dans le curseur bleue : on est au top de notre forme ! Par contre, si on arrive au orange voir au rouge… Il faut se reposer ! On serait tenté le soir de pâtisser encore et encore, mais notre énergie dépend de notre sommeil, et Orio veille au grain pour qu’on ne se laisse pas emporter par notre élan.

Les points de compétences

Mise à part l’atelier, on peut aussi lire des livres le soir, et même jouer à des jeux vidéos ! Tout cela s’achète dans différentes petites boutiques de la ville : autre utilisation nécessaire de notre porte-monnaie. Et, chaque petite activité nocturne nous octroi des points de compétences. Et oui, même dans ce petit jeu cosy, les points de compétences sont de mises. D’ailleurs, cela est réparti dans un arbre de compétences qui n’est pas si grand que ça.

Chaque branche correspond au différentes peines (des Regrets) possédées par ceux que Lunne peut rencontrer : le violet pour la peur, le bleu pour la tristesse, et le rouge pour la colère.

La ligne horizontale est utile pour la boulangerie. Elle se rempli au fur et à mesure que les jours de travail avancent, et permet de donner des bonus intéressants pour notre activité. De plus, même les activités extérieures comme le cinéma nous aide à gagner des points de compétences par rapport aux Regrets, donc ne lésinez pas à faire des sorties avec Lunne après le travail.

Une direction artistique de grande qualité !

C’est vraiment un énorme point fort de ce jeu : la DA et la bande audio. Le jeu est en 2D mais très travaillé. Avec des couleurs chatoyantes pour apporter de la douceur et ce côté cosy que l’on attend de ce genre de titre. Mais The Witch’s Bakery ne se contente pas d’être beau ; on a une personnalité unique donné à ce jeu. En effet, chaque expression de notre sorcière, chaque décor, chaque interaction renforce cette impression de douceur, mais aussi chaque moment de malaise ou de mal-être même, quand les sujets abordés sont sombres.

On oscille entre un monde chaleureux et rempli de bonnes baguettes avec des couleurs festives et douces, et un monde gris, morne et intense quand les émotions sont difficiles. Et cette dualité rend l’atmosphère prenante. Même les musiques collent avec les passages du jeu. Et que ce soit l’effervescence des rues parisiennes ou les moments plus compliqués, la musique et les bruits sonores sont introduits avec brio.

Lunne entre dans les coeurs avec toute sa joie et sa bienveillance, toute sa bonne volonté, et elle affronte des endroits assez tristes et sombres. Le jeu arrive à nous faire ressentir ce que Lunne peut ressentir, et pour cela, je suis très agréablement surprise d’avoir pu être touchée ainsi.

NOTE: 17/20 – The Witch’s Bakery est un jeu cosy de gestion mélangé à de l’aventure narrative où il ne suffit pas seulement de pétrir du pain et de vendre ses produits aux clients de notre boutique, mais où les émotions et la magie se mêlent pour créer une aventure bienveillante et pleine de douceur.

Avec ces décors de Paris, des personnages uniques et parfois excentriques, Lunne fait de son mieux pour réaliser son rêve : être une sorcière du coeur et boulangère. Grâce à ses pains et viennoiseries, elle entre dans le coeur des gens pour guérir les plaies intérieures et les soulager de leurs maux.

Ce jeu m’a énormément plu par sa DA et son originalité de mélanger magie et boulangerie. Moi qui suis une gourmande, j’ai salivé devant chaque croissant et chaque chausson au pommes que je préparais sur mon écran avec Lunne.

De plus, les dialogues m’ont pas mal touché, les personnages sont remplis de sincérité, de peine ou de remords. C’est une des grandes forces de The Witch’s Bakery : une histoire pleine d’émotions.

Ce jeu s’adresse à ceux qui aiment les jeux cosy, prenants et plein de magie. Cependant prenez garde : vous aurez faim à chaque session de jeu !

💎 Review réalisée à partir d’une version presse Steam

Points Positifs

● Histoire prenante, personnages attachants.
● DA magnifique, jolis cinématiques.
● Bienveillance permanente.
● Représentation de la diversité.
● Nombreux clins d’œil à des livres ou jeux vidéos.

Points Négatifs

● Répétition des journées de travail.
● Minis-jeux des recettes trop ressemblants.
● La partie gestion reste « légère ».
● Des fautes d’orthographes.

Informations

Sortie: 14 octobre 2026
Langue: Textes & voix FR
PEGI: 12
Dispo: Steam, Switch, PS5, Series
Éditeur: Silver Lining Interactive
Développeur: Sunny Lab
Mode: Solo

Un autre jeu de vente ici

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Touchofgeek

Dresseuse Pokemon depuis l'âge de 7 ans, je touche un peu à tout au niveau des jeux vidéo (sauf les jeux d'horreur). J'aime découvrir de nouveaux jeux, et partager mes aventures au plus grand nombre. Sur Switch ou Xbox, j'arrive facilement à me perdre dans un monde virtuel et ne plus vouloir lâcher la manette.

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