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Test The Merlies : une aventure à taille d’oiseaux

On démarre le jeu par une voix off qui nous conte une petite histoire : celle du monde dans lequel on se trouve, le tout avec des dessins style aquarelle pour sublimer la narration. Puis, on incarne un petit oiseau tout mignon avec un chapeau rouge sur la tête. Seul et un peu perdu, qu’est-ce qu’on doit faire ? Et bien, notre but est simple : retrouver le reste de nos camarades dispersé dans la map et construire un nouveau nid, le dernier étant détruit suite à un désastre.

Ici, pas d’humains mais on sent bien qu’ils sont passés par là. Entre les détritus qui jonchent le sol (ou pendent aux arbres) ou des objets curieux qui barrent la route lors de notre périple, on sent que l’on se trouve dans un univers postapocalyptique. Pas d’humains et la nature qui semble reprendre ses droits face à ce que les Hommes ont laissé derrière eux.

On trouve facilement notre premier compagnon (hourra, nous ne sommes plus seul au monde !). Ce dernier a une capacité spéciale : détenir la carte. Et la carte, je m’en suis servie quasiment toutes les cinq minutes, car c’est un vrai labyrinthe ce jeu ! Il ne faut pas s’étonner de passer et repasser dix fois devant les mêmes décors et prendre encore et encore les mêmes chemins car la map paraît petite, mais à notre taille d’oiseau : elle est énorme !

On retrouve petit à petit nos compagnons et cela nous mène vers un endroit qui nous semble parfait pour construire un nouveau foyer : le nid de notre tribu qui se nomme « La Souche ». Chaque compagnon que l’on retrouve peut soit resté dans le nid pour aider à la construction à son fonctionnement, soit venir avec nous s’ils possèdent des capacités spéciales. Certains parmi ceux qui restent au nid sont forts utiles pour nous autres, explorateurs de cette contrée inconnue. Mais pour qu’ils nous aident, il faut construire le bâtiment adéquat.

Comment embellir notre nid ? Facile ! J’avais mentionné les déchets et les objets curieux qui peuvent se mettre à travers notre route ? Et bien, certains de ces objets peuvent servir dans notre nid. Par exemple : une vieux ballon de foot tout rafistolé pour facilement devenir un endroit où poser une grande bouteille en verre par un des trous et devenir un observatoire. Ce dernier nous est bien utile pour nous aider à voir des choses que l’on ne verrait pas d’ordinaire et l’indiquer sur notre carte.

De même, un éventail tout usé peut servir à nos Merlies pour devenir une carte évolutive ! A force d’explorer et de découvrir des choses, la carte du nid évolue et nous permet de plus facilement découvrir le monde environnant. D’autre objets du quotidien d’humains comme nous, servent à ces petits oiseaux.

Plus on retrouve de compagnons perdus, plus il est facile de se déplacer et de faire évoluer « La Souche ». On récupère des ressources dans le nid qui peuvent être très appréciables lors de notre aventure à l’extérieur. Et il faut aussi prendre en compte le bien-être de nos compagnons restés dans le nid. On y revient régulièrement pour agrémenter l’endroit de nouveaux objets utiles, mais il faut explorer le nid entièrement de temps en temps pour s’assurer que personne n’a besoin d’un coup de main. Un Merlie a facilement tendance à se coincer le bec dans le sol…

La plupart de notre temps est passé à l’exploration ; c’est vraiment le coeur de ce jeu. Et même si on repasse plusieurs fois aux mêmes endroits, il y a souvent des recoins ou des secrets à dévoiler si l’on possède les compétences nécessaires. Et oui, notre escouade d’oiseaux s’agrandie au fur et à mesure que l’on retrouve des compagnons, et ce sont ceux qui ont des compétences uniques qui nous accompagnent. Il suffit de switcher de Merlie d’un simple coup de gâchette sur la Switch pour jouer le Merlie qui nous intéresse. Entre celui qui peut planer avec son parapluie en papier, ou celui qui perce les murs avec sa pioche ; plusieurs Merlies sont essentiels pour notre progression.

J’ai beaucoup aimé le fait qu’on doive repasser par des endroits du début une fois que l’on a pu trouver le Merlie qui manquait pour avancer dans ces endroits ci. Cela apporte de nouveaux passages à explorer avec des objets ou autre à trouver.

Malgré le fait que ce soit un style « métroïvania », il y a zéro combat dans ce jeu. Pas d’armes, pas de créatures pour vous attaquer. Mais le danger existe bel et bien. Nos petits Merlies sont des oiseaux fragiles, et il m’est arrivé de perdre ma vie (au début on a un coeur rouge représente une vie) de façon très bête : des ronces, un fleuve violet avec un contenu toxique, etc. Il faut faire attention où l’on pose ses pattes et veiller à atterrir dans des endroits en sécurité. Entre les plateformes qui ont plus ou moins une grande distance entre elles, savoir utiliser à bon escient le parapluie en papier pour s’envoler, effectuer des sauts sans se prendre les plumes dans des ronces… L’exploration n’est pas de tout repos !

C’est avant tout un style de jeu basé sur la réflexion avec les énigmes à résoudre, des passages secrets à trouver, et savoir utiliser nos Merlies au bon moment quand cela est nécessaire. D’ailleurs, la coopération fait la force. En effet, plus notre groupe va être grand, plus il sera facile de dénicher les passages bloqués, de trouver d’autres Merlies, de découvrir des objets utiles pour le nid. On peut même faire empiler les Merlies de notre groupe les uns sur les autres pour faire une chaîne et permettre d’atteindre des endroits inaccessibles jusqu’à présent.

Ce côté exploration dans un environnement coloré, avec une musique douce et ce calme permanent qu’offre le jeu fait que l’on prend le temps de tout regarder. On se balade, on cherche à notre rythme, sans devoir aller vite. Pas de danger mouvant, beaucoup de choses à trouver et même des congénères d’autres tribus à découvrir pour nous raconter leurs péripéties au sein de leur communauté. Il y a même le chant des Merlies. Car oui, ils se sifflent entre eux pour pouvoir se regrouper (ou se dégrouper), se mettre les uns sur les autres, etc. J’ai vraiment apprécié ce côté cosy en pleine nature, où le rythme ralenti, où l’on cherche sans se presser à savoir comment continuer de découvrir ce monde.

Tout ces points me conforte dans l’idée que je trouve le jeu très approprié pour la Switch. Le fait qu’il soit tout en 2D mais d’une façon poétique, avec un graphisme qui accroche le regard, son côté assumé d’être un jeu posé et réfléchi pour jouer 10 minutes ou plusieurs heures d’affilés sans broncher. The Merlies a le mérite d’être original dans sa construction mais d’une manière très positive !

NOTE: 17/20 – The Merlies est un jeu de réflexion et d’exploration dans le style « métroïdvania » mais sans le côté combat. Avec ces couleurs chatoyantes, son absence totale de civilisation, et l’exploration très poussée, j’ai apprécié mon aventure en tant que petit oiseau à chapeau.

On sent que le jeu est fait pour les joueurs appréciant le calme, et pour ceux qui auraient besoin de se vider la tête avec un petit jeu cosy et relaxant. On comprend au fur et à mesure de notre exploration que l’entreaide et la cohésion de groupe sont vraiment importants. Sans les autres, on n’avance pas très loin, et c’est tout à fait vrai avec The Merlies. En effet, on ne peut pas avancer si on n’a pas le Merlie adéquat pour enlever l’obstacle qui nous barre la route.

Il y a beaucoup d’énigmes à résoudre, plus ou moins ardus. J’avoue que certaines m’ont fait cogité un moment, mais une fois qu’on débloque le problème, quel plaisir c’est de pouvoir avancer et découvrir la suite ! Il y a ce côté addictif de « qu’est ce qui m’attend après ? » qui m’a fait jouer des heures durant sans lâcher ma console.

The Merlies est disponible ce 29 Septembre sur Nintendo Switch 1 et 2 et PC, et il vaut le coup de s’y intéresser de très près ! Car après tout, ce petit groupe d’oiseaux a besoin de nous !

💎 Review réalisée à partir d’une version presse Switch

Points Positifs

● Exploration poussée.
● Enigmes prenantes.
● DA incroyable.
● Dialogues assez drôles par moment.
● Jeu calme et relaxant.

Points Négatifs

● Durée de jeu faible.
● L’absence de combat peut frustrer ceux habitués aux métroïdvania.
● Légers bugs (en attente de correctifs).
● Pas de coop.

Informations

Sortie: 29 septembre 2026
Langue: Textes FR
PEGI: 3
Dispo: Steam, les Switch
Éditeur: ARTE
Développeur: Darjeeling
Mode: Solo

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Touchofgeek

Dresseuse Pokemon depuis l'âge de 7 ans, je touche un peu à tout au niveau des jeux vidéo (sauf les jeux d'horreur). J'aime découvrir de nouveaux jeux, et partager mes aventures au plus grand nombre. Sur Switch ou Xbox, j'arrive facilement à me perdre dans un monde virtuel et ne plus vouloir lâcher la manette.

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