Test Ghostwire Tokyo : magie et folklore, mais à quel prix ?
J’ai acheté Ghostwire Tokyo en étant sceptique à l’époque. Je voyais bien qu’il y avait un environnement et une ambiance plaisante, que ce soit au niveau du cadre ou des mythes, mais j’avais aussi des doutes sur le reste. Tango Gameworks est un studio japonais à l’origine de The Evil Within 1 et 2, avec, en somme, peu de jeux à son actif et une orientation vers l’horreur. Alors, que vaut Ghostwire Tokyo, ce jeu marquant un changement de style pour le studio ?
Plongée dans l’univers de Ghostwire: Tokyo
Je me suis vraiment mise dans l’ambiance quand j’ai commencé Ghostwire: Tokyo, en fermant les rideaux et en activant le mode « jeu » de ma barre de son, puis j’ai lancé la cinématique d’introduction. En la voyant, je ne sais pas pourquoi, j’ai tout de suite pensé au film Resident Evil: Afterlife, sans doute à cause des plans sur un grand carrefour avec piétons, parapluies et immeubles bordés de publicités.
En vrai, ce n’est pas si étonnant, surtout lorsque j’ai appris que Shinji Mikami, le créateur de la franchise Resident Evil, faisait partie de l’équipe de développement. Cependant, Ghostwire: Tokyo n’est pas un jeu de survie-horreur, mais plutôt un jeu d’action moderne dans une ambiance surnaturelle qui ne fait pas peur.

Une histoire fascinante mais convenue
Dès le début du jeu, on découvre une ville qui se retrouve soudainement déserte, recouverte d’un mystérieux brouillard. Les habitants disparaissent et des entités étranges appelées Visiteurs errent dans les rues. Ces créatures sont inspirées des yokai, esprits et fantômes issus du folklore japonais.
On entend alors une voix en quête d’un corps à posséder : celle de l’ancien détective privé KK, qui finit par investir le corps d’Akito Izuki, un jeune homme venant d’avoir un grave accident de voiture. Cette possession le ramène à la vie. Ensemble, KK et Akito doivent traquer Hannya, un individu masqué responsable des phénomènes paranormaux qui ravagent Tokyo.
L’histoire est réellement intéressante et permet de découvrir le folklore japonais au travers de la trame principale et des quêtes annexes. Le lore du jeu est riche, et les joueurs peuvent choisir d’en apprendre plus à travers des notes et documents récupérables. Pour moi, ce n’est pas là que le jeu pêche ; les problèmes viennent d’ailleurs.

Un monde ouvert accessible par étapes
Dès que vous êtes lâché dans la ville, vous constatez que bien que Tokyo soit vaste, l’accès à l’ensemble de la carte est restreint par un brouillard mortel. L’une des mécaniques du gameplay consiste à purifier les Portails Torii pour dissiper le brouillard et débloquer de nouvelles zones explorables.
Le jeu ne vous oblige pas à suivre la quête principale. Vous pouvez explorer Tokyo pour récupérer des objets utiles à l’amélioration du personnage ou simplement collectionner des objets. Par exemple :
- Les Statues Jizo augmentent la capacité maximale d’éther pour chaque élément (vent, feu, eau).
- Les Reliques peuvent être revendues à un Nekomata en échange d’argent.
- Les Lieux Iconiques au nombre de 31 rapportent chacun 100 points d’XP une fois tous découverts.
- Les autres collectibles incluent les Notes de KK, les Tanuki et les Journaux vocaux.
Vous croiserez aussi des chats indiquant la position d’objets précieux et des chiens qui peuvent vous conduire à des trésors si vous leur offrez des croquettes. En éliminant des jarres fantomatiques ou des neko mystérieux, vous pourrez récupérer de l’argent.
Des quêtes annexes variées mais nécessaires
Le jeu propose de nombreuses quêtes annexes données par des fantômes en attente de repos. Elles sont parfois rapides, parfois plus longues et impliquent souvent des combats contre des Visiteurs et de petites énigmes.
Une des thématiques majeures du jeu est l’inachevé, tout comme le deuil. Si les quêtes secondaires sont souvent touchantes, certaines sont aussi assez légères, comme celle du mec coincé dans les toilettes. Elles sont utiles pour accumuler de l’XP et améliorer les pouvoirs d’Akito, car certains ennemis deviennent très coriaces.
Autre activité : la collecte d’âmes dispersées à travers la ville. Vous pourrez les stocker et les transférer via des cabines téléphoniques pour obtenir de l’XP.

Un système de combat magique intéressant
Dans Ghostwire: Tokyo, les affrontements ne se font pas avec des armes conventionnelles mais avec des pouvoirs magiques issus de l’éther. Les attaques sont associées à trois éléments :
- Vent (vert) : rapide et précis.
- Feu (rouge) : puissant mais limité.
- Eau (bleu) : efficace contre les groupes.
Les ennemis ont des points faibles exploitables en fonction des éléments utilisés. Le système est fluide et cohérent avec l’univers surnaturel du jeu. On peut également utiliser un arc, mais il reste secondaire face aux pouvoirs.
Les points d’expérience accumulés permettent d’améliorer les capacités d’Akito via un arbre de compétences divisé en trois catégories :
- Capacités : mécanismes d’exploration et d’esquive.
- Tissage d’éther : puissance des attaques.
- Équipement : optimisation des ressources (flèches, talismans, potions).
Une formule qui finit par s’essouffler
Malheureusement, l’histoire progresse très lentement et s’attarde sur des éléments peu intéressants. S’il n’est pas censé être un jeu d’horreur, Ghostwire: Tokyo aurait gagné à accentuer son côté surnaturel effrayant. Quelques passages intrigants existent (déplacements d’objets, distorsions visuelles, créatures troublantes), mais ils restent trop rares.
La direction artistique est superbe, avec un Tokyo éclairé de néons magnifiques. Cependant, en mode « Qualité« , le jeu souffre de latences, ce qui m’a obligée à passer en mode « Performance« .
Enfin, le plus gros problème reste la répétition excessive des mécanismes de jeu, qui casse le rythme et rend l’expérience lassante sur la durée.
NOTE 13/20 – Pour conclure, je dirais que Ghostwire Tokyo propose une thématique intéressante et un lore captivant, avec une ville belle et colorée malgré sa désertification.
Cependant, devoir choisir entre les graphismes et la fluidité est frustrant. On sent que Bethesda a voulu offrir une expérience surnaturelle avec un concept et un gameplay innovants, mais ces derniers sont entachés par l’un des plus gros défauts du jeu : la répétitivité, ainsi que le manque de rythme.
Je ne vais pas vous mentir, je ne l’ai même pas terminé, préférant passer à un autre jeu de ma pile. Ghostwire Tokyo n’est pas mauvais en soi et procure un certain plaisir, mais il n’a pas tenu ses promesses, ce qui a dû en décevoir plus d’un.
⏱️Heures de jeu : 12h.
⏳ Complétion : 41h.
💎 Test réalisé à partir d’une version PS5 à la sortie du jeu.
💜 Aidez-nous en partageant cette page, cela nous permet de vous proposer plus de contenu!
En savoir plus sur Le Blog Geek
Subscribe to get the latest posts sent to your email.



