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Test Hot Wheels Infinite Rush petites voitures, choses en grand

Après deux épisodes Hot Wheels Unleashed qui avaient réussi à transformer les célèbres petites voitures de Mattel en véritables bolides de course arcade, Milestone revient avec une idée nettement plus ambitieuse. Avec Hot Wheels Infinite Rush, le studio italien abandonne les circuits fermés au profit d’un monde ouvert composé de quatre îles, dans lequel il est possible de circuler librement, de participer à des courses, de relever des défis et de collectionner des dizaines de véhicules.

Une évolution qui rappelle forcément Forza Horizon et un certain Mario Kart, mais avec l’univers coloré et complètement déjanté de Hot Wheels. Alors, cette nouvelle formule est-elle une bonne idée ou Milestone aurait-il mieux fait de rester sur les excellentes bases d’Unleashed ?

Pour comprendre Infinite Rush, il faut revenir quelques années en arrière. En 2021, Milestone lançait Hot Wheels Unleashed, un jeu de course arcade qui avait surpris par la qualité de sa conduite et son respect de l’identité de la marque. Le studio remettait ça en 2023 avec Hot Wheels Unleashed 2 Turbocharged, qui enrichissait encore la formule avec de nouvelles catégories de véhicules, des compétences et davantage de possibilités de personnalisation.

Infinite Rush constitue donc le troisième jeu Hot Wheels développé par Milestone, mais il ne s’agit surtout pas d’un simple « Unleashed 3 ». Le studio prend ici un risque important : quitter les circuits traditionnels pour proposer une expérience en monde ouvert.

Et ce choix est plutôt logique lorsqu’on regarde les références du genre. Infinite Rush semble clairement vouloir appliquer la recette de jeux comme Forza Horizon à l’univers Hot Wheels : une carte à parcourir librement, des événements disséminés un peu partout et la possibilité de passer d’une activité à l’autre sans forcément suivre un parcours imposé.

Petit détail amusant : avant Infinite Rush, d’autres jeux Hot Wheels étaient sortis, notamment Hot Wheels Monster Trucks: Stunt Mayhem et Hot Wheels Let’s Race: Ultimate Speed, mais ils n’étaient pas développés par Milestone. Infinite Rush marque donc surtout le retour de l’équipe derrière les deux Unleashed.

C’est évidemment la grande nouveauté du jeu. Infinite Rush nous permet d’explorer quatre îles : Wheelswood, avec son environnement urbain et ses gratte-ciel ; Tentacle Bay, davantage tournée vers la nature ; Gearville, avec ses zones industrielles et ses canyons ; Et Drifty Temples, qui mise notamment sur ses routes sinueuses et son ambiance exotique.

Chaque zone possède son propre Rush Master, sorte de boss de l’île. Il faut accomplir suffisamment d’activités pour débloquer ses défis avant de pouvoir l’affronter. Vaincre ces adversaires permet notamment de récupérer leur voiture et leur titre.

L’idée fonctionne plutôt bien : plutôt que d’enchaîner les courses depuis un menu, on se balade réellement dans le monde, à la recherche des événements et des défis. Certaines activités peuvent même être déclenchées directement en roulant, ce qui évite de casser constamment le rythme.

Le problème est que cette liberté n’est pas toujours aussi passionnante qu’elle pourrait l’être. Plusieurs tests soulignent que les environnements manquent parfois de personnalité ou donnent davantage l’impression d’être de grandes cartes de jeu que de véritables mondes construits autour de l’univers Hot Wheels.

Pas question pour Milestone de transformer Hot Wheels en simulation automobile. Infinite Rush reste un pur jeu arcade, immédiatement accessible. On accélère, on dérape, on saute, on utilise son boost et on tente de garder le contrôle lorsque le tracé devient complètement fou.

Le jeu propose plus de 150 véhicules, répartis en quatre grandes catégories : Universels, Dérapeurs, Speeders et Titans. Chaque catégorie possède ses propres caractéristiques et encourage une manière différente de conduire. C’est une bonne façon de conserver une certaine variété malgré le nombre important de véhicules. Une petite voiture très rapide ne se pilote évidemment pas comme un énorme Monster Truck. J’ai pris l’Audi, tout simplement, pour mon test.

Les différentes épreuves viennent également varier les plaisirs : courses classiques, éliminations, passages par des checkpoints ou encore défis consistant à toucher différentes cibles. La sensation de vitesse reste l’un des points forts du jeu. Les voitures bondissent sur les rampes, traversent les loopings et empruntent les fameux morceaux de piste orange avec une dose de spectaculaire.

Mais c’est justement là que certains joueurs risquent de rester sur leur faim : le gameplay est extrêmement simple. Infinite Rush privilégie clairement l’accessibilité au challenge et à la profondeur. De plus, les options permettent de vous faciliter encore plus la conduite. Ou alors, cet opus est plus destiné à un jeune public.

Difficile de parler de Hot Wheels sans évoquer les voitures. Avec plus de 150 véhicules, le garage constitue forcément l’une des principales attractions du jeu. On retrouve aussi bien des modèles imaginaires caractéristiques de Hot Wheels que des véhicules sous licence. Et c’est probablement là que la formule fonctionne le mieux : même lorsqu’une course ou une activité commence à devenir répétitive, on a toujours envie de découvrir quelle sera la prochaine voiture à débloquer.

Les amateurs de collection pourront également chercher les différents objets et collectibles disséminés dans les îles. Sur Switch 2, il y a par exemple, plus de 250 engrenages par île, ainsi que des autocollants, des défis de drift et de vitesse ou encore les différents véhicules à débloquer.

NOTE: 14/20Hot Wheels Infinite Rush est un pari intéressant de la part de Milestone. Après deux épisodes Unleashed particulièrement appréciés, le studio aurait pu se contenter de poursuivre la même formule. Il choisit au contraire de transformer Hot Wheels en jeu de course en monde ouvert. Et le résultat est plutôt sympathique.

Les habitués des précédents jeux ne seront pas complètement dépaysés puisqu’un éditeur de circuits est toujours présent. Côté multijoueur, le jeu propose également du jeu en ligne jusqu’à 12 joueurs et du split-screen jusqu’à quatre joueurs selon les versions.

Visuellement, Infinite Rush fait immédiatement son effet. Les couleurs sont éclatantes, les voitures particulièrement réussies et les différents environnements fourmillent de pistes orange, de rampes, de loopings et d’éléments rappelant l’univers du jouet. Certains environnements donnent davantage l’impression de parcourir un monde ouvert automobile classique auquel on aurait ajouté des pistes Hot Wheels. C’est particulièrement visible lorsqu’on compare Infinite Rush aux anciens épisodes, qui jouaient beaucoup plus sur le concept de petites voitures évoluant dans des environnements gigantesques.

C’est finalement le principal problème d’Infinite Rush. Le jeu possède beaucoup de contenu, beaucoup de voitures et quatre grandes zones à parcourir. Pourtant, cette abondance ne signifie pas forcément que tout est passionnant. Après plusieurs heures, la répétition des activités devient perceptible. En étalent les parties, ca va mieux.

💎 Review réalisée à partir d’une version presse Switch

Points Positifs

● Plus de 150 véhicules à collectionner.
● Accessible.
● Beaucoup d’activité et le multijoueurs.
● Ravi les joueurs atteint de collectionnite.

Points Négatifs

● Activités répétitives.
● Moins de sensation que dans les Unlashed.
● Temps de chargement insupportables.
● Impression de générique.

Informations

Sortie: 04 septembre 2026
Langue: Textes & voix FR
PEGI: 18
Dispo: Steam, PS5, Series, Switch
Éditeur: Capcom
Développeur: Capcom
Mode: Solo
Durée: 20h
Complétion: 30h

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Karma Shachou

Joueuse de RPG avant tout, elle a pourtant commencé avec Tetris sur les WC. La passion (geek, pas les WC) a persisté sur un blog en 2012 avec rien ni personne. Puis, elle a grandi avec de nombreux partenariats et quelques larbins en intérim. Touche à tout, jeux indé/AAA, sauf le sport, les FPS et les MMO (à part SWTOR, une religion de jeunesse), elle poursuit sa route vers la gloire et s'étend même dans d'autres domaines ! Par contre, il n'y a plus de place chez elle : ah les collections !!!

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