Test Smalland Survive the Wilds : que vaut-il sur Switch 2 ?
Bienvenue dans Smalland: Survive the Wilds, le jeu de survie en monde ouvert développé par le studio suédois Merge Games, où vous incarnez un être humain aussi grand qu’une coccinelle ou une fourmi. Vous allez plonger dans un jardin qui sera votre gigantesque terrain de jeu. Oserez-vous affronter tous les dangers qui se dresseront devant vous ? Nous avons pris le risque, et voici notre compte rendu de mission !
Quelle est l’histoire de Smalland ?
L’univers de Smalland est proche de la mythologie nordique. Vous faites partie du peuple des Smallfolk, des êtres qui étaient autrefois de taille normale et qui ont été maudits, puis réduits à la taille d’insectes. Votre mission est dès lors de découvrir les mystères de cette malédiction tout en arpentant ce monde titanesque rempli d’obstacles et d’embûches. Vous allez découvrir de nombreux alliés qui vous aideront à résoudre ce mystère, mais c’est avant tout en explorant et en découvrant par vous-même les secrets de cet univers que l’histoire, finalement assez minimaliste, se dévoilera petit à petit.

Le petit monde de Smalland
Imaginez-vous dans un jardin assez grand pour un humain, avec des arbres, de petites rivières, une table de pique-nique et autres joyeusetés du genre, tandis que vous n’êtes que de la taille d’une fourmi pour tout explorer… Ça donne vite le vertige, mais c’est aussi la force du jeu.
Des prairies ensoleillées, des zones marécageuses, des cavernes : tout ce qui semble insignifiant à notre échelle devient un immense terrain de jeu où vous allez prendre plaisir à vous perdre, ou presque. Enfin, plaisir est un mot que l’on utilisera avec parcimonie, et je vous expliquerai pourquoi juste après.
L’avantage de ce monde c’est que vous pourrez le parcourir aussi bien au sol que verticalement en haut d’arbres majestueux, en courant sur leurs branches, en escaladant des rochers, ou champignons, bref tout sera explorable ou presque.
Évidemment, ce “petit” monde regorge d’insectes plus ou moins agressifs, et il faudra, au début en tout cas, se munir de courage et surtout d’observation pour ne pas se faire dévorer par la moindre araignée qui passe (si vous êtes arachnophobe ou que les insectes vous répugnent, je vous préviens : ce jeu n’est pas pour vous). Autant une petite coccinelle vous laissera généralement en paix, autant une guêpe qui passe, et c’est un combat à mort qui s’engage.
Il y a aussi un cycle jour/nuit qui verra apparaître des ennemis redoutables lorsque le soleil se couche, une météo variable qui peut être dangereuse pour vous en modifiant votre environnement, et un cycle de saisons qui verra arriver neige et tempêtes, histoire de vous donner encore un peu de fil à retordre. Bref, vous aurez un terrain de jeu immense et dangereux à parcourir.

Au niveau des visuels
Le jeu prend le parti d’être assez réaliste sans pour autant partir sur du photoréalisme. Sur Switch 2, le jeu fourmille de détails : on reconnaît bien évidemment toutes les bestioles qui veulent votre mort, avec un soin du détail très présent, et certaines sont d’une taille vraiment impressionnante.
La résolution semble dynamique en portable, malgré un 1080p à 30 fps stable (d’où sont tirées les images), et l’on obtient des paysages vraiment très réussis, même si parfois l’image est un peu moins nette et qu’il peut y avoir quelques légères baisses de framerate occasionnelles. En mode docké, la qualité est évidemment un peu meilleure et le jeu est bien plus net, surtout sur un écran 4K. Cela dit, si tout n’est pas parfait, il reste très agréable à l’œil, et je me suis surpris à plusieurs reprises à admirer un lever ou un coucher de soleil en étant perché sur une branche, juste après la pluie, en voyant les rayons traverser les feuilles de l’arbre.
On notera parfois un pop-in de la végétation, mais à distance très raisonnable et, sincèrement, vu la densité que le jeu propose, cela reste très peu gênant en soi, à mon sens. Bref, les environnements variés vous feront vivre un magnifique voyage, parfois féérique et parfois très angoissant, d’autant que, la nuit, l’ambiance oppressante est bien présente et le rendu est incroyable.

Et la jouabilité dans tout ça ?
Bon, on arrive au cœur du jeu : comment se passe notre vie dans ce jardin immense ?
Comme je vous l’ai dit auparavant, c’est un jeu de survie, on n’est pas là pour ramasser des feuilles pour les mettre dans un joli cahier. Ici, la moindre faute d’inattention peut causer votre perte. Récolter des ressources, crafter de l’équipement et construire des bases sera votre b.a.-ba tout au long de votre périple.
Les différentes plantes serviront à vous nourrir, à créer des matériaux pour la couture ou à réparer votre équipement. Les insectes vous donneront diverses parties de leur corps pour confectionner armes et armures, et vous pourrez aussi utiliser des pierres et autres ressources du genre pour améliorer tout ça et vous créer un petit chez-vous qui vous protègera un minimum. Attention, tout ce que vous créez peut s’user, que ce soit au combat ou même votre habitat à cause des intempéries. Pensez bien à surveiller tout cela pour le réparer régulièrement !
D’ailleurs, si ce chez-vous est important, vous serez bien avisés de le créer en haut d’un arbre, qui sera généralement votre “base”, où personne ne viendra vous agresser. Il y a des dizaines d’arbres “maison” que vous pouvez revendiquer et, lorsque vous y êtes, créer votre cabane. Sachant que vous pourrez déplacer toute votre construction d’un arbre à l’autre pour ne pas avoir à tout reconstruire ou simplement devoir refaire des kilomètres pour vous reposer.
Du coup, à l’instar des jeux du genre, vous aurez une barre de tâches où vous pourrez “installer” vos armes (épées, arcs, lances…), votre équipement de récolte (hache, marteau…) et intégrer votre nourriture ou vos bandages pour y accéder rapidement.

Bien évidemment, vous pourrez aussi créer divers coffres pour stocker tout votre surplus et l’utiliser quand bon vous semblera. Visuellement, vous pourrez jouer à la première ou à la troisième personne ; pour ma part, j’ai choisi de voir mon personnage, car je trouvais que c’était bien plus pratique lors des affrontements.
Mais malgré tout, les commandes, bien intégrées à la manette, sont parfois un peu trop nombreuses, et il arrive fréquemment que l’on s’emmêle un peu les pinceaux, surtout au début, vu que le tutoriel est très, très succinct. L’inventaire est aussi un poil fastidieux à gérer quand on commence à avoir beaucoup de ressources.
L’arme qui m’a le plus rebuté est l’arc, car je n’ai jamais trouvé d’option pour utiliser la gyroscopie. Du coup, ce gameplay, qui aurait pu être génial, devient un calvaire contre des ennemis rapides ou qui bougent sans cesse. Heureusement, le jeu propose une option terriblement bienvenue : à savoir domestiquer les créatures !! Cette feature est vraiment la meilleure du jeu. Vous aurez la possibilité de l’utiliser assez rapidement et de deux façons distinctes.
La première consiste à capturer certains insectes grâce à des pièges bien ficelés et ainsi les adopter directement. Pas toujours efficace, mais c’est la méthode la plus “safe”, dirons-nous. La deuxième est de récupérer des œufs sur les insectes vaincus et de les faire éclore dans une nurserie que vous aurez construite au préalable. Attention cependant, car cette opération, qui dure quelques minutes, aura pour effet de rameuter plusieurs congénères bien énervés qui voudront à tout prix détruire cet œuf. Donc préparez-vous à livrer bataille !!!
Mais le jeu en vaut la chandelle, car une fois vos premières créatures adoptées, elles vous suivront partout, combattront pour vous et pourront même vous servir de monture (sauterelles et scarabées par exemple), ce qui vous permettra de parcourir des distances bien plus rapidement ou plus sereinement. Vous pourrez en avoir quatre avec vous et bien plus en stock. Sachant que vous et vos créatures pourrez monter en expérience comme dans un vrai RPG, prendre des levels, et répartir des points obtenus pour augmenter résistance, puissance, vie, etc. Ce qui, évidemment, rendra votre vie bien plus facile.

Le jeu vous permettra aussi de jouer en multijoueur et ainsi de parcourir le monde avec dix amis si vous le souhaitez, pour profiter pleinement de cet univers. Personnellement, je n’ai pas pu le faire en ligne, mais le mode solo est totalement viable et très gratifiant quand on réussit à avancer dans ce monde hostile.
Petit point très important : à chaque fois que vous lancerez votre partie, vous pourrez intégralement doser la difficulté du jeu en changeant différents curseurs qui influeront sur des dizaines d’aspects du jeu. Vous voulez que vos compagnons soient immortels (mais qu’ils puissent quand même être sonnés et inutilisables un moment). Ou prendre moins de dégâts en tombant, avoir moins de ressources utilisées pour créer des objets, ou encore que le temps de création soit instantané, etc. ?
C’est vous qui décidez, et j’avoue que ces options sont parfois un véritable game changer pour profiter pleinement de l’aventure si vous la trouvez trop difficile. À vous de décider !
NOTE: 15/20 – En conclusion, Smalland a été une agréable surprise. Passées les premières heures un peu rudes, dues essentiellement au fait que le tutoriel est très succinct et que la gestion de certains contrôles est parfois un peu difficile à prendre en main, la magie prend rapidement le dessus, et créer son petit avatar pour parcourir le monde et tenter de survivre est très agréable.
On notera que les graphismes travaillés sont quelque peu variables sur notre petite Switch 2 (résolution dynamique et un peu de pop-in), mais rien de rebutant, surtout quand on se surprend à admirer des paysages aussi variés.
De ce fait, si une exploration un peu exigeante, mais gratifiante, ne vous fait pas peur, que les insectes sont vos “amis” et que jouer seul ou avec des amis dans un jardin immense rempli de dangers vous fait vibrer, alors Smalland pourrait bien être une agréable surprise pour vous.
✍🏻 Test rédigé par MutenRoby
💎 Review réalisée à partir d’une version presse Switch
Points Positifs
● Univers immense en monde ouvert.
● Les insectes sont magnifiques.
● Environnement très travaillé et qui fourmille de détails.
● Le craft et construction.
● Les montures et compagnons de bataille.
Points Négatifs
● Graphiquement pas toujours au top.
● Difficile à prendre en main au début.
● Inventaire pas tjrs simple à gérer.
● Narration en retrait.
Informations
Sortie: Le 14 mai 2026
Langue: Textes FR
PEGI: 12
Dispo: Steam, PS5, Series, Switch
Éditeur: Maximum Entertainment
Développeur: Merge Games
Mode: Solo, coop
Un autre test dans un monde gigantesque
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