RéflexionTest

Test du jeu Chants of Sennaar du studio français Rundisc

Peut-être avez-vous entendu parler du jeu du jour, Chants of Sennaar. Celui-ci a été créé par un studio français (eh oui !), Rundisc, et édité par Focus Entertainment. Sorti le 5 septembre 2023 sur PC, Xbox One, PS4 et Switch, c’est cette dernière version que nous testerons aujourd’hui. Le jeu est inspiré du mythe de la tour de Babel. Cependant, nul besoin de le connaître pour apprécier le petit bijou qu’est Chants of Sennaar. Ce dernier mot, en grec ancien, désigne la région dans laquelle aurait été érigée la fameuse tour.

Notre histoire commence de la manière la plus simple qui soit, après une courte et sibylline cinématique. Nous contrôlons un personnage mystérieux, au visage invisible. Stick droit pour se déplacer, un bouton d’action, un bouton pour ouvrir le journal, et c’est parti (un bouton d’inventaire sera rajouté plus tard) !

Une première énigme tutoriel s’offre à nous, nous permettant de comprendre la principale mécanique du jeu : le déchiffrage des glyphes. Car oui, c’est ce qui fera tout le sel du soft : chaque zone possède son propre langage, qu’il nous faudra comprendre, apprendre, au fur et à mesure de notre ascension dans la tour. Cela pourra se faire à partir de symboles observés dans l’environnement, mais surtout à l’aide de dialogue en contexte avec les habitant.e.s des lieux.

Justement, nous rencontrons très vite un premier PNJ. Nous ne pouvons que déduire qu’il nous demande de l’aide, ne possédant pas encore le code permettant de percevoir ses paroles à coup sûr. Notre journal nous permettra de consigner tous les symboles découverts au fur et à mesure, d’en noter la signification probable, mais surtout de confirmer cela en associant le bon glyphe au dessin correspondant à certaines étapes !

A la frontière de chaque zone, il sera également possible de traduire certaines notions d’une langue à une autre. Cela nous permet de démarrer ce nouvel étage avec un petit bagage linguistique.

Quel plaisir de voir que nos déductions étaient bonnes lorsque les symboles sont définitivement validés dans notre journal, nous permettant enfin de comprendre pleinement les propos des différents personnages !

Au delà de son concept original, le jeu brille par sa direction artistique à tomber par terre : les décors sont variés, en cohérence avec l’univers global, et nous avons parfois l’impression de nous retrouver dans de véritables tableaux, écrasés par la grandeur des environnements. Chaque étage possède ainsi sa propre identité, à tous les niveaux, ses propres couleurs aussi, globalement chatoyantes, sa propre culture.

La musique accompagne les différentes scènes, mais disparaît parfois inexplicablement, nous laissant en tête à tête avec un silence seulement troublé par nos bruits de pas : pas de quoi entacher le plaisir du jeu, mais un peu dommage tout de même.

La diversité des différentes tribus est très plaisante, tant dans les gestuelles, les habits, les voix ou même les activités. En apprendre plus sur leur histoire s’avère passionnant.

Mais au fait, quel est notre but ? Celui-ci est assez flou au départ, mais se précise au fur et à mesure de l’avancée dans le jeu : grimper tout en haut de la tour, aider les différents peuples (un par étage) à communiquer entre eux, progresser dans la découverte de ce qui est advenu pour que ces groupes soient désunis. Cela passe, évidemment, par l’apprentissage de chaque langage.

Pour cela, s’enchaîneront des phases d’exploration, d’énigmes bien pensées, d’infiltration, voire des mini-jeux. On saluera ainsi un bel hommage à flappy bird !

Ces variations de gameplay rendent le jeu encore plus intéressant, notamment grâce à une difficulté bien dosée (pour ma part, l’un des langages m’a quand même posé bien plus de soucis que les autres !), une belle intégration des énigmes dans la progression. L’envie d’avancer toujours plus loin est bien présente !

Oui, Chants of Sennaar est addictif, et pourra d’ailleurs être terminé en deux grosses sessions de jeu : dix à douze heures sont effet nécessaires pour en venir à bout. A noter : le jeu dispose de plusieurs fins, dont certaines sont donc « fausses ». Pour mettre toutes les chances de son côté, il s’agira tout de même de s’activer les méninges : si au départ, nos peuples ne semblent pas voués à communiquer entre eux, il sera primordial par la suite de les aider à échanger quelques phrases.

Pour ce faire, il faudra avoir observé comment fonctionnait chaque langage, qui possèdent chacun une grammaire et une syntaxe propres : un cran au dessus de l’association symbole/mot !

Mais pour éviter de trop en dire, il est préférable de s’en tenir à ces informations. Ajoutons simplement qu’un système de téléportation bienvenu est accessible dans le jeu, limitant les allers et retours qui seront dans tous les cas inévitables pour parvenir à progresser !

NOTE: 18/20 – Je ne peux que vous recommander de vous jeter sur Chants of Sennaar si vous aimez les jeux du genre, et que les défis ne vous font pas peur ! J’ai choisi de rester volontairement évasive sur certains points pour ne pas vous spoiler. Vous le trouverez à 19,99 euros pour une dizaine d’heures de jeu. Et n’oubliez pas son message global : communiquez !!!

💎 Review réalisée à partir d’une version Switch.

Points Positifs

● La mécanique de jeu en elle-même.
● L’incroyable cohérence de l’univers. La direction artistique aux petits oignons.
●La difficulté bien dosée, à la progression logique.
● Les variations de gameplay.
● Ni trop court, ni trop long.
● La richesse des différents langages.

Points Négatifs

● L’absence de musique à certains moments.
● Le mode infiltration parfois brouillon en mode portable.


Informations

Sortie: Le 5 septembre 2023
Partenariat:
Langue: Texte FR
PEGI: 7
Dispo: PC, Xbox one, PS4, Switch
Éditeur: Focus Entertainment
Développeur: Rundisc
Mode: Solo

💜 Aidez-nous en partageant cette page, cela nous permet de vous proposer plus de contenu!


En savoir plus sur Le Blog Geek

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Jambonneau

À fond in love sur les consoles Nintendo depuis ses 10 ans (ses parents ont longtemps dû regretter la GBC sous le sapin), Jambonneau a d'abord fait ses classes dans l'univers de Mario avant de s'ouvrir à d'autres licences majeures telles que Zelda, Pokemon, Professeur Layton... Sa découverte des jeux indépendants fut cependant une grande révélation: ne la lancez jamais sur Hollow Knight et Ori.

2 réflexions sur “Test du jeu Chants of Sennaar du studio français Rundisc

  • Ça y est, jeu testé et adoré ! <3 Merci pour la découverte, c'était vraiment trop, trop bien !

    Répondre
    • Ooooooh j’en suis vraiment ravie !! En même temps ce jeu est une pépite alors je suis peu étonnée. Mais merci pour ton retour =D

      Jambonneau

      Répondre

Laissez un commentaire on réagira avec vous!