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Test du jeu vidéo Potion Permit chez PQube

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir concocter des potions en tout genre afin d’aider ou de soigner les gens de son entourage? C’est désormais possible, avec POTION PERMIT, édité par PQube et développé par le studio MassHive Media.

Le titre surfe sur la mode de la simulation de vie. Il rappellera d’ailleurs par certains côté des jeux comme Stardew Valley, Harvest Moon ou encore Story of Seasons, notamment dans les relations à tisser avec les personnages et la gestion de ressources. Mais nous y reviendrons.

Pour l’heure, partons à la découverte de notre nouveau lieu de vie: Moonbury! A noter: une traduction française sous forme de sous-titres, très appréciable au vu des nombreux dialogues! De quoi s’immerger encore plus facilement pour les non-bilingues.

Mais sans personnage, pas d’aventure! Nous avons donc avant toute chose la possibilité de personnaliser notre avatar de manière assez classique. Genre et nom du personnage, couleur des cheveux, des yeux, des vêtements etc. Les possibilités sont limitées mais bienvenues. Nous découvrons également notre compagnon canin, que nous pouvons également baptiser.

Par la suite, nous apprendrons à gagner de l’amitié avec lui en le caressant ou en lui donnant à manger. Ce qui débloquera des capacités spécifiques (creuser par exemple). Nous voilà ensuite plongé(es) dans la cinématique du début: nous comprenons vite que nous sommes apothicaire et mandaté(e) par une certaine agence médicale pour aider le petit village de Moonbury, notamment parce que la fille du maire est malade et que personne n’arrive à la soigner.

Cependant, les habitant(es) ne semblent pas nous porter dans leur cœur, voire nous témoignent de l’hostilité: pourquoi? Nous aurons toutes les réponses en avançant dans l’histoire. Celle-ci est d’ailleurs plaisante à découvrir. Nous avons forcément envie d’en savoir plus au fur et à mesure de son développement! Bien sûr, de nombreuses quêtes annexes viendront ponctuer la trame narrative, mais là encore, je m’avance. 

Plusieurs points de réponse: farmer des ressources, concocter des potions avec celles-ci et prodiguer grâce à ces dernières de l’aide aux habitants, que cela soit sous forme de soin ou autres (nettoyer l’environnement, prodiguer des forces dans un laps de temps imparti, etc). Développons un peu ces trois aspects: 

🐶 Le farming

Se fait à l’aide de trois instruments: la faux (pour les plantes), la hache (pour le bois). Et le marteau (pour les métaux et minéraux). Chacune de nos actions viendra entamer notre barre d’endurance: si elle tombe à zéro, il ne nous restera plus qu’à dormir ou à aller la restaurer aux bains chauds.

Nous aurons la possibilité d’upgrader nos outils à la forge sous diverses conditions, ce qui permet d’utiliser moins d’endurance et de nous attaquer à des ressources plus importantes. Les zones consacrées à la recherche d’ingrédients sont à débloquer au fur et à mesure (et cela prend du temps!), nous aurons en premier lieu la forêt et, par la suite, des zones plus arides ou neigeuses (une carte du monde est disponible et consultable facilement).

Dans tous les cas, des créatures plus ou moins hostiles (et délivrant des ressources une fois annihilées) pourront être combattues. Toujours à l’aide de nos outils: une deuxième barre, de vie cette fois, entrera alors en jeu. Ne l’ayant jamais vidée totalement, je ne sais pas vraiment ce qui arrive, j’imagine que nous nous retrouvons dans notre lit le lendemain.

Nous aurons également la possibilité d’esquiver les attaques ennemies grâce à un bouton de roulade. A souligner que différent points de téléportation ont été disséminés sur la carte. Ce qui nous évite de perdre un temps précieux! Cependant, j’ai pour ma part été catapultée à diverses reprises dans des lieux qui n’étaient pas du tout ceux demandés, j’imagine que ce bug sera corrigé par la suite.

🐶Les potions se fabriquent à la potionnerie

(Qui est aussi notre maison). Un tantinet délabrée au départ, ça sera à nous de réparer les divers éléments ou d’augmenter leur capacité de base.

Par exemple, il n’est pas possible de cuisiner avant d’avoir remis la cuisine en état. Le chaudron devra lui aussi être amélioré régulièrement pour fabriquer les potions de plus en plus complexes, à l’aide d’un mini jeu de puzzle type Tetris/Tangram permettant de varier un peu le gameplay. Nous aurons par la suite la possibilité de vendre nos potions pour gagner de l’argent.

🐶L’aide aux habitants

Se fait de plusieurs manières. Les malades viennent d’eux-mêmes à la clinique juste à côté de notre maison, pratique! Une alerte nous prévient en cas d’arrivée d’un nouveau patient.

Il faudra alors poser un diagnostic à l’aide de mini-jeux, ce qui se révèle rigolo au départ mais vite redondant. D’autant qu’ils ne sont pas très compliqués: mémorisation et restitution d’une série de touche, petit jeu de rythme… Et enfin administrer la bonne potion. En cas de réussite, le taux de satisfaction de notre patient augmentera, de même que le taux de confiance que nous portent les habitants. Chaque patient reste un nombre de jour limité. Il faudra donc bien gérer notre temps et ne pas négliger la clinique.

Il arrive également que des cinématiques se déclenchent à certaines occasions, notamment à chaque « palier » d’amitié avec les villageois(es). Ou dans l’histoire principale, et que de l’aide nous soit demandée d’une manière ou d’une autre. Ce qui, globalement, nous fera préparer une ou plusieurs potions.

Ainsi, toutes les quêtes données par les personnages ou un tableau d’événements (à aller soi-même consulter régulièrement !) se rangent dans un onglet dédié, ce qui est très pratique, mais peuvent également être consultées en haut à droite de notre écran.

Et, s’il manquait de choses à faire, de mini missions facultatives (à base par exemple de matériaux à aller dénicher et déposer dans une boîte de récolte) sont proposées chaque semaine à la mairie: elles seront réinitialisées chaque lundi, cela sera également à prendre en compte dans la gestion de notre emploi du temps. 

Parler aux habitant(es), gagner leur confiance, leur offrir des cadeaux (non personnalisés, dommage), leur rendre service, tout cela augmentera notre barre d’amitié. Il semble, à terme, pouvoir également conduire à des relations amoureuses (et ce même avec des personnages de notre genre). Certains événements ne se déclencheront d’ailleurs que si notre niveau d’amitié ou de confiance avec les personnages sont suffisants.

Nous aurons également la possibilité de travailler au commissariat, au bureau de poste ou à l’église. Ce qui nous fera « perdre » deux heures dans le jeu et non IRL, mais gagner de l’argent. Là encore, les missions (trois différentes, mais toujours les mêmes à chacun des trois endroits) sont présentées sous la forme de mini-jeux. Très faciles d’exécution et apportant un peu de fraîcheur dans notre partie.

Car je n’avais pas encore évoqué le temps mais oui, le jeu est pourvu d’un cycle jour/nuit non calqué sur le temps « réel ». D’une horloge très utile pour se rendre dans différents lieux qui ne sont ouverts que sous une certaine plage horaire. Ainsi que d’un calendrier. Attention aux jours de fermeture hebdomadaires des boutiques et bâtiments!.

À noterqu’à deux heures du matin notre personnage tombe de fatigue et se réveille à midi le lendemain. Sinon le réveil semble toujours se faire à 6h du matin.

Je l’ai évoqué, nous avons la possibilité de gagner de l’argent. Ce qui nous servira notamment à acheter de la décoration, améliorer nos outils, entreprendre des réparations et faire diverses emplettes plus ou moins indispensables. (Matières premières, nourriture, etc).

Point appréciable: le menu très complet comprenant un descriptif des ressources, du bestiaire, des personnages rencontrés et du niveau d’amitié actuel avec chacun, un rappel des différents didacticiels, des quêtes en cours…l’interface de notre écran est également claire et pas trop chargée.

Le jeu en lui-même est inspiré du pixel art. Pour ma part je l’ai trouvé joli. Certaines petites animations de dialogue (sous forme de smileys) sont assez mignonnes. J’ai cependant pu avoir du mal à réaliser une action (ouvrir une porte par exemple) si un PNJ était à proximité. Car mon personnage s’acharnait à vouloir lui parler. J’ai compris par la suite la manip permettant de switcher entre les différentes actions proposées.

Niveau ambiance sonore, rien de transcendant. Les musiques accompagnent correctement la progression et, bien qu’un peu répétitives, elles collent bien à l’ambiance qui, elle, est globalement charmante. Il est important de garder en tête que les sauvegardes (automatiques) se font uniquement entre chaque journée. Il est impossible de sauvegarder manuellement, et donc pas à n’importe quel moment.

Cela peut s’avérer frustrant, notamment à cause de certains bugs (en cours de correction au moment du test) qui freeze parfois totalement l’écran, nous faisant possiblement perdre la progression de toute une journée. Quelques ralentissements sont également observés: le studio travaille sur toutes ces questions.

NOTE: 15/20 – Comme chaque jeu du genre, Potion Permit s’apprécie sur la durée. L’histoire peine un peu à démarrer, car les informations sont délivrées au compte-goutte et parfois de manière un peu longue ! Il devient très difficile de s’en détacher, et j’ai moi-même été prise du syndrome « Allez, encore une journée, juste une journée! ».

Le tableau de quêtes à vider, les malades à soigner, les amitiés à nouer, les ressources à récolter, les potions à fabriquer, les zones à débloquer… Impossible de s’ennuyer, même s’il n’y a pas du tout de pression à avoir. Potion Permit s’adapte à votre rythme, et conviendra autant à de longues sessions de jeu qu’à un petit moment de détente, ce qui est l’une de ses forces.

Autre point très appréciable: l’originalité du soft, qui nous propose autre chose qu’un jeu de gestion de ferme. Il semble y avoir encore d’autres fonctionnalités que je n’ai pas encore pu découvrir (la pêche notamment). Et je me surprends en écrivant ce test à avoir hâte de retrouver l’univers pixelisé de Moonbury: un bon signe, non?

💎 Review réalisée à partir d’une version presse Switch.

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Jambonneau

À fond in love sur les consoles Nintendo depuis ses 10 ans (ses parents ont longtemps dû regretter la GBC sous le sapin), Jambonneau a d'abord fait ses classes dans l'univers de Mario avant de s'ouvrir à d'autres licences majeures telles que Zelda, Pokemon, Professeur Layton... Sa découverte des jeux indépendants fut cependant une grande révélation: ne la lancez jamais sur Hollow Knight et Ori.

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