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Test du jeu No More Heores III chez Marvelous

Le jeu NO MORE HEROES 3 s’offre une sortie physique sur PS5 et les Xbox. À cette occasion, je vous propose mon test vu que j’ai reçu une clé de la part de Marvelous. À l’origine, le titre de Grasshopper est sorti en été 2021, soit 10 ans après le second opus.

Je connais la licence, mais je l’avoue je n’avais pas joué au titre, donc c’est avec des yeux incrédules que je découvre ce troisième jet. Voici pour commencer, le pitch: Être « l’assassin numéro un au monde » n’est plus ce que c’était.

Le héros otaku Travis Touchdown est de retour une fois de plus, forcé de sortir de sa retraite pour défendre Santa Destroy. Mais aussi le monde entier, dans une épreuve de force intergalactique, tout en prouvant qu’il est plus qu’un simple has been qui parle à son chat.

Faites chauffer vos katanas à rayons, enfilez le tout nouveau gant de la mort et préparez-vous à participer à des combats de boss scandaleux contre le maléfique Prince FU et ses 10 sbires extraterrestres. Tandis que Travis se fraye un chemin vers le sommet du classement des super-héros galactiques! Le début du jeu est parsemé de cinématiques et de dialogues, du coup, vous commencerez véritablement à jouer qu’une fois l’histoire posée.

Personnellement, ça ne m’a pas gêné et j’ai pu me faire un premier constat lors des premières heures: le jeu est un véritable hommage à la pop culture! C’est un vrai pot pourri pour geek lol. En outre, vous trouverez des textes ou des images à l’écran en pixels pour vous rappeler les bornes d’arcades. Travis se transforme et enfile une armure de type mecha lors des combats. Lorsque vous allez découvrir votre véhicule, vous allez tout de suite sourire en reconnaissant la version 3.0 de la moto d’Akira.

Vous lirez les grandes conversations de Travis sur les œuvres de Takeshi Miike, et pour finir, parce que je ne vais pas non plus tout lister, l’histoire est coupée en épisode de séries télé avec un logo « G » qui apparait et fait un bruit comme pour le « N » de NetflixC’est peut-être du fan service, mais moi, j’aime beaucoup ce genre de clin d’œil et références!

Pour sa narration, le scénario est donc découpé en épisodes pour lesquels chacun possède un titre, un opening et un ending. Ne vous en faites pas, vous pouvez les passer, car oui, à force, on en a marre de les voir, même s’ils sont très réussis (parce que ce sont toujours les mêmes).

Niveau graphismes, le style ne me dérange pas du tout, ce qui me gêne, c’est l’énorme manque de tout: pas de PNJ diversifiés, pas de vie de manière générale, environnements plats, non diversifiés et très pauvres en éléments. En fait, il y a que les villes qui rendent bien, et encore, elles aussi, manquent de vie.

Pour les combats, heureusement, c’est plus vivant et dynamique. Travis est théoriquement toujours l’assassin numéro un, mais son titre se retrouve mis en jeu pour qu’il s’occupe d’occire les 10 méchants du jeu. Ainsi, on suit son classement pour reprendre sa place de numéro 1. En combat, il a à sa disposition plusieurs as dans sa manche. D’abord, technique très utile, l’Esquive. Si elle est réalisée dans le bon timing, le temps se ralentira et vous permettra de réaliser un combo.

Bien sûr, vous trouverez un coup faible, mais rapide, et un coup lourd mais puissant avec le Beam KatanaÀ cela s’ajoute des techniques spéciales: vous pouvez les voir sur la gauche de la screenshot (vertes, bleues, etc.). Il y en a une qui ralenti tout, une qui projette l’ennemi au sol… c’est très utile. Il faut bien suivre ce qui se passe à l’écran, car on vous demandera de réaliser des exécutions en bougeant les sticks dans un certain sens pour achever les adversaires. Enfin, vous avez le système de roulette de machine à sous qui déterminera quel bonus vous obtiendrez, dont la fameuse armure.

Pour pouvoir atteindre un boss, Travis est obligé de faire des Match et avoir de l’argent pour en quelque sorte valider sa participation auprès de l’UAA.

Pour cela, vous devez vous balader sur la map, afin de trouver des combats contre des ennemis ou des mini-boss.

Pour combler le manque d’argent, vous pouvez accepter des petits boulots comme tondre la pelouse, ramasser des ordures ou déboucher des toilettes. Encore une fois, une grosse répétitivité va s’installer (en plus du copier-coller des arènes, du bestiaire), d’autant plus que les frais de participation augmentent toujours plus.

Si les Boss ont une certaine identité propre, ils restent assez fades, on sent que FU bénéficie de plus de travail. C’est dommage, car on passe tout de même du temps à les écouter et les poutrer.

NOTE 12/20 – La sortie sur Switch n’a pas permis de bénéficier d’améliorations graphiques, et c’est bien dommage, bien que ça « passe » en mode portable. En mode dock, franchement, je trouve que ça fait cher le jeu pas très joli et avec des tonnes de ralentissements. Sur PS5, ce n’est guère mieux, moins de ralentissements, mais quand même, il y en a.

Pour une première dans cet univers, je l’ai aimé. J’ai également aimé les combats dynamiques et toutes les références geek. L’humour ne m’a pas dérangé et la façon dont apparaissent les niveaux en épisodes sont vraiment de bonnes idées. Je n’ai pas apprécié l’énorme répétitivité dans le jeu, dû au manque de charisme des boss, du peu de mini-jeux, et de la pauvreté des environnements.

Le jeu a certainement plu aux fans de la licence, mais pour quelqu’un comme moi qui découvre, je ne pense pas qu’il faille commencer par le 3 pour apprécier No More Heros à sa juste valeur.

💎 Review réalisée à partir d’une version PS5.

Karma

Joueuse de RPG avant tout, elle a pourtant commencé avec Tetris sur les WC. La passion (geek, pas les WC) a persisté sur le blog en 2012 avec rien ni personne, puis, elle a grandi avec de nombreux partenariats et quelques larbins en intérim. Touche à tout, jeux indé/AAA, sauf le sport, les FPS et les MMO (à part SWTOR, une religion de jeunesse), elle poursuit sa route vers la gloire et s'étend même dans d'autres domaines! Par contre, y'a plus de place chez elle: ah les collections!!!

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