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Test du jeu Unicorn Overlord de Atlus x Vanillaware

J’ai une anecdote: lorsque Charles m’a vu vite fait jouer à Unicorn Overlord, il m’a demandé si c’était un jeu de Square Enix. Sa question n’était pas idiote puisque je trouve moi aussi qu’il y a un petit air de Triangle Strategy et Octopath Traveler. Mais en réalité, en jouant, on se rend compte qu’il est plus similaire à The Diofield Chronicle sans la 3D!

L’équipe derrière le jeu est celle qui avait travaillé sur 13 Sentinels : Aegis Rim, Odin Sphere et Dragon’s Crown. Des titres qui doivent suinter le plaisir pour certain, tandis que d’autres soupires un « oh nonnn« . Ce jeu ça fait plus de 10 ans qu’il a était pensé, mais il ne trouvait pas son créneau de sortie. Alors, un anneau pour les gouverner tous? Euh, je veux dire l’Anneau de la Licorne pour sauver Fevrith? Ou un floppe?

On va suivre Alain, prince de Cornia, alors qu’il fuit avec pour seule preuve et héritage l’Anneau de la Licorne. En effet, le général Valmore a envahi le royaume. Le traitre est à l’origine d’une rébellion à l’encontre de la famille royale qui a poussé la mère du prince à se sacrifier.

Les années passées, nous allons parcourir le monde avec nos amis. Mais surtout, nous allons prendre la tête d’une armée de plus de 60 personnages et augmenter notre renommée à travers les cinq nations. Elles se nomment Royaume de Corna, Drakengard, Elheim, Bastorias et Albion. En somme, une histoire classique fourmillant de clichés qui cependant se laisse suivre!

Pour résumer rapidement, Unicorn Overlord imite les titres RPG tactiques classiques des années 1990 sans s’inspirer spécifiquement d’aucun d’entre eux.

Vous l’avez lu plus haut, le monde de Fevrith se compose de 5 nations. On peut se déplacer où on souhaite et on n’est pas obligé de suivre la quête principale. J’ai même envie de dire que c’est un peu la base de visiter tous les lieux afin de gonfler son armée avant de se précipiter vers le traitre. Et puis bon, jouer un RPG sans fouiner, c’est bizarre. Cependant, notez que le jeu vous laisse la possibilité d’aller frapper directement le méchant! C’est vrai que c’est tentant, il est juste à côté de nous.

Que trouve-t-on? Évidemment, des Villes.

Celles-ci vous permettront d’acheter de l’équipement à l’Armurerie indispensable pour augmenter vos statistiques. Il y a aussi un Magasin pour les consommables.

Lorsque vous libérez une ville, vous aurez la possibilité d’effectuer des Livraisons. Ce sont en quelque sorte des quêtes annexes bateaux où vous devez ramener des items. Plus vous remplissez les Livraisons, plus la ville se développe. Mais surtout, ça vous rapporte à vous et votre armée. Plus tard, il y aura des Tavernes pour organiser des banquets, ce qui approfondit les liens entre les personnages.

Dernier point, vous pouvez Stationner un de vos personnages pour qu’il monte la garde, ce qui est utile aussi. En autre, il gagnera de l’or pour l’armée et recueillera des matériaux. Cette activité n’impacte pas les combats puisque les gardes stationnés peuvent quand même être déployés.

Pour trouver des items, il vous suffit de vous diriger vers les points lumineux. Votre perso ramassera ou creusera le sol pour récupérer l’objet. Certains sont cachés dans des éléments du décor. Vos compagnons pourront vous aider, car seul certain d’entre eux peuvent dénicher des secrets dans l’environnement.

Dans le jeu, l’argent peut vite monter, mais l’équipement avec de meilleures statistiques coûte cher. Surtout si vous équipez toutes vos unités. Donc votre bourse peut aussi vite descendre!

Ensuite, vous trouverez des Forts.

Les forts offrent un certain nombre de services comme engager des mercenaires ou développer vos unités. Ce sont dans ces Forts que vous pouvez dépenser vos Médailles.

Lorsque vous recrutez un Mercenaire, vous y trouverez différentes Classes. Vous pouvez choisir et même attendre de trouver un autre fort pour avoir d’autres types de Classes. Oui, car les Classes ne seront pas les mêmes d’un fort à un autre. Une fois votre Classe choisie, vous aurez le droit de décider de la Croissance de votre recrue entre: Robuste, Offensive, Défensive, Précise

Je ne vais pas toutes les faire, mais pour les Classes, vous aurez par exemple: Seigneur (épée, attaque n’importe quelle ligne), Housecarl (abaisse la défense), Gladiateur (frappe une ligne), Chasseur (tire sur les lignes arrières).

Comme je l’ai dit, ça se passe dans les Forts avec vos Médailles. C’est primordial, vous devez agrandir vos unités et débloquer de nouveaux emplacements. Car si au début les combats sont faciles, les ennemis vont bien sûr monter en niveau, donc vous devez créer une bonne formation. Une unité peut accueillir jusqu’à 5 personnages.

Dans Formation de l’unité, vous aurez toutes celles que vous avez débloquées, ainsi que les personnages assignés dans chacune d’elle. Pour vous permettre de vous y retrouver, elles sont numérotées, ce qui est utile lorsque vous voulez en compléter une. C’est ici que vous pouvez positionner, permuter ou retirer des personnages. Le positionnement n’a pas à être aléatoire, il faut suivre les conseils qui vous sont donnés! En effet, les Classes ont des atouts et des défauts, alors il faut bien les placer les unes avec les autres.

Si vous ne décidez rien en Bataille, vous pouvez tout de même choisir les Compétences actives et passives de vos personnages. Et si vous vous posez la question: si, ça a un intérêt.

Le jeu vous avertit à l’écran lorsqu’il va y avoir un combat. Si vous entrez en contact avec l’icône aux bannières, la Bataille se déclenchera, ils appellent ça Phase.

Je pense qu’ils ont choisi le terme Phase, car souvent le combat fera partie d’un pan d’histoire. Ce qui est différent des ennemis qui se baladent et vont vite à tuer (enfin, si vous avez le niveau).

Les combats se jouent en temps réel. Cependant, ils se déroulent automatiquement, donc vous ne contrôler rien en combat. Vous voyez l’issue de la Bataille avec l’unité choisie, donc c’est toujours utile d’en placer plusieurs près de l’ennemi pour interchanger au cas où. Le jeu vous propose de regarder le déroulement de la Bataille. Hors, lorsque l’on voit l’issue du combat, à savoir 0 dégâts pour soi, autant utiliser le bouton Sauter la bataille. Notez que le jeu vous dit de ne pas le faire, mais quand on roule sur l’ennemi, je ne vois pas pourquoi on s’en priverait.

La Bataille suit des règles prédéfinies, d’ailleurs, il n’y a pas de place pour l’aléatoire. Tout d’abord, l‘Initiative d’un combattant détermine l’ordre de son tour. Lorsque le tour d’un perso arrive, il utilise l’une de ses compétences. Lorsqu’un personnage utilise une compétence, cela consomme vos PA (diamant rouge). Les Compétences passives, PP (diamant bleu), se déclenchent automatiquement lorsque certaines conditions sont remplies.

La Bataille est terminée lorsque l’un des camps n’a plus de PA (ou qu’ils sont morts). En cas de non mort, ce sera l’unité qui aura subi le moins de dégâts qui remportera la Victoire.

L’issue d’une Bataille peut faire que l’ennemi soit toujours debout, car l’unité a encore des HP. Vous aurez tout de même la Victoire, mais il faudra l’achever. Lorsque vous ou l’ennemi n’avait plus d’Endurance, ou de PA, l’unité va se griser et ne pourra plus bouger. C’est évidemment une occasion de frapper ou de vous faire frapper! Encore une fois, ça oblige à réfléchir.

C’est ici que je vais parler des graphismes. Je vous le dis tout de suite, je suis mi-troll mi-gobelin. Je m’explique. Sur le fait que le jeu soit joli, je suis d’accord, les personnages sont détaillés, ils ont de petites expressions. De plus, on a de vraies conversations dynamiques, sans personnages figés ni vignettes. Il y a même un cycle jour/nuit et des choses en mouvement ici et là.

Cependant, hormis les personnages clés, tous les autres sont des clones d’eux, seule la couleur changera. Et je ne sais pas comment bien l’expliquer, mais dans les cinématiques/dialogues il y a cette impression de plat où les personnages sont plaqués sur un fond sans aucune profondeur.

NOTE: 15/20 – L’histoire est un peu plus travaillée que celle de The Diofield Chronicle, mais les personnages sont carrément « oubliables ». Dans Unicorn Overlord, je n’ai pas retrouvé la touche Waltaquin et autre twist. En fait, il y a tout ce qui existe dans les RPG sans aucune autre originalité.

Mais il y a un je ne sais quoi qui fait qu’on a envie d’avancer! On veut conquérir toujours plus de territoires et avoir plus de Classes dans ses unités. Le gameplay est vraiment riche, si on se penche dans les menus il y a beaucoup à tester et analyser.

L’IA calcule tout à la perfection. Jouer en mode bourrin ne fonctionnera pas, car le mélange et le respect du positionnement dans l’unité compte. Non, c’est même primordial. C’est très bien, ça pousse à réfléchir.

Points Positifs

● Fluide, sauvegarde instantannée.
● Les nombreuses quêtes.
● L’effort de faire de vraies scènes et non juste des vignettes.
● Allez où on veut.
● Joli.
● L’IA qui gère les combats, et l’IA ennemi.
● Réussir à nous donner envie de tout libérer.

Points Négatifs

● Pourquoi tuer ou capturer les ennemis alors que ca rapporte plus à son armée de les laisser en vie?
● Histoire banale au possible.
● Personnages oubliables.
● Cet effet plat en cinématique/dialogue.

Informations

Sortie: Le 08 mars 2024
Langue: Textes FR
PEGI: 16
Dispo: Switch, PS5, PS4, Series, PC
Éditeur: Sega
Développeur: Atlus x Vanillaware
Mode: Solo
Durée: 35h
Complétion: 52h

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Karma Shachou

Joueuse de RPG avant tout, elle a pourtant commencé avec Tetris sur les WC. La passion (geek, pas les WC) a persisté sur le blog en 2012 avec rien ni personne, puis, elle a grandi avec de nombreux partenariats et quelques larbins en intérim. Touche à tout, jeux indé/AAA, sauf le sport, les FPS et les MMO (à part SWTOR, une religion de jeunesse), elle poursuit sa route vers la gloire et s'étend même dans d'autres domaines! Par contre, y'a plus de place chez elle: ah les collections!!!

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