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Test du jeu vidéo Le Seigneur des Anneaux: Gollum

Hello! J’ai le plaisir de vous retrouver pour un nouvel article de test sur un jeu qui fait pas mal parler de lui depuis un mois, Le Seigneur des Anneaux: Gollum. Ce dernier a été développé par Daedalic Entertainment et co-édité par Nacon. C’est un jeu du genre action-aventure à la troisième personne qui est centré sur le personnage de Gollum dans l’univers de la Terre du milieu.

Comme la plupart des testeurs fan du monde de Tolkien, j’étais très excitée à l’idée de jouer à ce jeu et j’en fus tout autant déçu dès les premières minutes. Que s’est-il passé et pourquoi ce jeu n’a pas été à la hauteur des attentes des joueurs ? Restez avec moi, je vais vous raconter une histoire.

Il était une fois, un grand projet!

Concrètement l’idée est bonne et loin d’être inintéressante. Nous avons un personnage mythique de la saga, un esprit torturé atteint d’un trouble de la personnalité et au moins 500 ans d’existence sur la terre du milieu.

Gollum n’est certes pas charismatique, ni le plus beau (c’est pas Geralt quoi…) ni le plus inspirant. Sa ruse (Gollum), sa naïveté (Smeagol) et toutes les caractéristiques qui le représentent en font une figure qui a pourtant beaucoup du potentiel. D’ailleurs les développeurs ont inséré des parties décisionnelles qui vous permettent de faire des choix en tant que Smeagol ou de Gollum. Lorsque que vous avez choisi, vous allez devoir persuader votre autre « vous » que cette décision est la bonne parmi des choix multiples.

Malheureusement, cette expérience n’est pas exploitée comme il le faudrait, sans impact sur l’histoire et avec un manque de profondeur. Pourtant l’aspect psychologique complexe de Smeagol/Gollum aurait été très intéressant à développer, avec un concept plus travaillé et une intrigue plus passionnante. La difficulté je pense étant de créer un scénario captivant avec un personnage fuyant et lâche.

Gollum est à mon sens un personnage fascinant qui aurait mérité qu’on s’attarde plus sur son vécu. N’hésitez pas à aller sur ce lien qui offre un portrait très intéressant et analytique du personnage.

Un scénario ennuyeux et des phases de jeu répétitives

En l’an 3012, 6 ans avant que Frodon entame sa quête afin de détruire l’anneau, Gollum se trouve au Mordor. Rapidement, il est capturé par les sbires de Sauron et torturé à la forteresse de Barad-dûr. En effet, il souhaite connaître le nom et le lieu où se trouve le détenteur de l’anneau. Gollum restera plusieurs années en tant qu’esclave du Mordor à enchaîner des tâches ingrates sous « l’oeil » inquisiteur de Sauron.

Il finira par être relâché par le seigneur du Mordor, surement avec la promesse de retrouver l’anneau. Alors qu’il se balade dans la forêt de Grand’Peur à la recherche de Bilbo, il se fait re-capturer par Aragorn. Gandalf, intrigué par la créature va l’interroger pour connaître les informations que Gollum possède sur le Mordor et sur Sauron.

Hormis la partie où il est esclave ainsi que les cheveux de Gollum, le récit est fidèle au roman et cela promet un jeu des plus passionnant. Pour cela, le studio aurait engagé des experts de l’univers tolkien afin d’être au plus près du récit original. Sauf que voila, on s’ennuie. Je me suis très vite lassée et j’ai trouvé le jeu très long malgré ses 12-15 heures de durée de vie. Après 7 heures dans l’obscurité du Mordor et de son austérité, on a clairement envie de changer de décor. Reparlons de ses cheveux: j’ai testé le jeu sur PS4 et Gollum en plus d’avoir des cheveux, avait des frisettes!

Gollum, roi de l’escalade et du parkour

Les développeurs ont misé sur un gameplay basé sur de l’infiltration et l’utilisation de l’environnement. En effet Gollum est plus un grimpeur qu’un guerrier de renom et c’est ainsi que vous allez comme le disait Martin Wilkes (responsable design) faire du parkour d’escalade en verticalité. On va donc se cacher dans les buissons pour éviter des ennemis mais aussi s’agripper aux murs, escalader, se balancer sur des barres… C’est assez rébarbatif et répétitif et c’est précisément là qu’on découvre la plupart des bugs du jeu.

Pour commencer, les sauts sont imprécis et il est souvent difficile d’évaluer la distance. Gollum est aussi resté coincé plusieurs fois dans le décor, ce qui m’a obligé à recommencer tout le niveau. Vu que ce n’est pas un monde ouvert, il vous suffit de suivre le chemin qui vous est indiqué. Et pour cela, vous ne risquez pas de vous perdre. En effet les backseats sont très nombreux.

Tel le Petit Poucet qui sème des miettes de pain pour retrouver son chemin, on a semé pour vous des os qui sont le plus souvent inutile. Si il n’y avait que cela, ça irait mais il y a aussi le « sens Gollum » qui lui permet de voir à travers les murs et de lui indiquer le chemin. Son pouvoir lui permet aussi d’illuminer ses amis/ennemis et les objets avec lesquels il pourra interagir. Il y a également des signes sur les murs pour les parois sur lesquelles vous pouvez courir et un point orange vous indiquant votre destination.

Des graphismes flous et grossiers

Les graphismes sont dans l’ensemble pas incroyables. Le pire étant selon moi sur PS4 où c’est une vraie catastrophe et pas seulement en terme de graphisme mais aussi de fluidité. Pour ce qui est de la PS5, je n’ai pas trouvé cela aussi mauvais que j’ai pu le lire sur d’autres avis. Les cinématiques sont plutôt jolies. Les textures en revanche sont peu détaillées et l’ensemble est très sombre. Hormis Gollum, les autres personnages manquent cruellement de détails et d’expressions de faciès.

NOTE: 10/20 – Malheureusement Le Seigneur des Anneaux: Gollum n’aura pas ravi mon cœur à mon grand désespoir. Le scénario ennuyeux manque de rebondissements. Le gameplay est répétitif et trop rigide. J’ai pu m’apercevoir de pas mal de bugs qui impactent l’expérience du joueur.

Le graphisme malgré des efforts sur les cinématiques n’est pas suffisamment travaillé, les textures sont floues et grossières. La bande son ne m’a pas particulièrement marquée. Elle est selon moi appropriée et apporte une touche parfois stressante, particulièrement lorsqu’on se retrouve face à l’araignée. J’ai ressenti une énorme différence entre l’expérience de jeu PS4 et PS5, autant au niveau de la jouabilité que des graphismes. La version PS5 est également beaucoup plus fluide. Le studio Daedalic nous a promis une amélioration, attendons de voir…

Pour les fans, le studio propose un pack Precious Edition incluant le jeu de base, des dessins originaux, la bande-son original, un DLC en langue elfique (sindarin) VO et le DLC lore Compendium. Ce dernier vous donnera des informations sur les personnages, les lieux et les événements du jeu. Cela vous coutera 10 euros de plus ou 24 euros si vous avez acheté le jeu seul à 59,99 sur PS5.

💎 Review réalisée à partir d’une version PS4 et PS5.

Points Positifs

● Univers fidèle à la saga originale excepté le personnage de Gollum
● Un gollum bavard permettant de découvrir sa double personnalité
● De belles cinématiques

Points Négatifs

● Scénario ennuyeux
● Gameplay rigide et fastidieux
● Pas mal de bugs
● Graphisme peu détaillé et pas optimisé
● Backseats excessifs

Informations

Sortie: 25 mai 2023
Langue: Anglais sous titrés français
PEGI: 16
Dispo: switch, PC, Xbox Series, Xbox One, PS4, PS5
Éditeur: Nacon, Daedalic entertainment
Développeur: Daedalic entertainment
Mode: Solo

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Ambre

Mon kiffe ce sont les jeux avec la meilleure immersion possible, si c’est complètement perché et irréel, c'est encore mieux! Joueuse de FPS depuis mes 18 ans, fan de jeux d’aventure (GOW), très sélective sur les RPG (Fallout 4), je recherche des jeux avec du super scénar et du narratif qui est pour moi tout comme les livres médiéval-fantastiques un moyen de sortir de ma réalité pour entrer dans un autre monde. Tu l’as compris, je suis une fan des jeux décisionnels, d’aventure, action, horror, Survival, Coop.

2 réflexions sur “Test du jeu vidéo Le Seigneur des Anneaux: Gollum

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