RogueliteTest

Test du jeu Spell and Secrets chez Merge Games

Le titre nous propose de devenir un(e) élève faisant sa rentrée dans l’Académie de Greifenstein pour y apprendre la magie. Malheureusement, dès le premier soir, l’école est attaquée par des forces maléfiques et la directrice kidnappée !

Nous devons donc évacuer l’édifice, mais beaucoup de nos camarades restent coincé(es) à l’intérieur. Il sera donc de notre devoir de voler à leur secours en retournant explorer le château, à travers différentes sessions de jeu, mais nous y reviendrons.

Nous pourrons compter sur l’aide d’un camarade particulièrement friand d’enquête, mais aussi du Griffon rencontré lors de notre arrivée et nous ayant laissé une petite surprise… Notre baguette sera bien sûr une précieuse alliée, et nous permettra de lancer des sorts de télékinésie, d’attaque en tout genre, mais aussi de nous transformer, de faire léviter des objets, etc. Mais je m’avance !

Avant de plonger dans l’exploration et le surnaturel, nous devons créer le personnage que nous incarnerons. Bonne surprise : les possibilités de personnalisation sont assez poussées.

Il sera même possible de créer un deuxième avatar pour utiliser le mode Coopération avec un(e) ami(e). Mais cette fonctionnalité n’a pas été testée ici. Bon à savoir : il sera possible de modifier à tout moment sa coupe de cheveux, ses habits ou autres à partir d’un miroir accessible facilement dans le jeu.

Concrètement, en quoi consiste Spell and secrets ? En un mélange d’exploration, de combats, d’énigmes, sur fond de scénario d’enquête. Et bien sûr de magie. À savoir : le jeu est un roguelite, soit le genre de jeu où les échecs sont fréquents. Oui, il nous faudra apprendre à devenir plus puissant(es), à acquérir de nouveaux sorts et à les utiliser tout au long de nos sessions dans le château.

La cour de celui-ci sert de Hub central. Nous pouvons discuter avec nos professeurs et nos camarades, qui nous donneront des conseils plus ou moins utiles. C’est également là que nous pourrons améliorer notre énergie, notre endurance, etc. Nous avons donc la possibilité de choisir les moments où nous voulons explorer le château.

Ce qui se fera sous la forme de sessions minutées durant lesquelles nous devrons parcourir quatre étages. Chacun d’entre eux comporte des énigmes facultatives, mais rapportant toujours une récompense intéressante. Ainsi que des ennemis, des camarades à secourir, et surtout un boss permettant de passer à l’étage suivant.

Il est également possible de collecter des ressources telles que de l’or (une des monnaies d’échange du jeu), des potions (de soins ou d’attaque), des artefacts modifiants nos sorts. Mais en cas de game over, tout cela sera perdu ! Ne restent que l’expérience accumulée, les médailles d’activité et les sorts appris.

Et des game over, il y en aura ! Je n’ai pour ma part pas réussi à aller au-delà du deuxième étage, et explorer le premier m’a pris à chaque fois une trentaine de minutes.

Certes, les pièces sont générées aléatoirement, mais un sentiment de redondance s’installe très vite, car toutes les sessions finissent par se ressembler. Il faudra pas mal de temps avant d’avoir l’impression de gagner en puissance, et surtout à maîtriser les contrôles peu ergonomiques du titre.

Un patch l’aura peut-être corrigé depuis, mais le jeu souffre en effet de beaucoup de défauts. Outre des contrôles qui ne semblent pas du tout être pensés pour la Switch, on pourra mentionner des lag en tout genre, notamment lors des cinématiques, vraiment horribles à regarder.

Combien de fois suis-je morte à cause d’une interface apparaissant subitement à l’écran en plein combat, laissant tout le loisir à mes adversaires de m’achever en arrière-fond? Ainsi que des temps de chargement complètement loufoques. D’autant que visuellement, le jeu n’est pas forcément agréable à l’œil, et ce ne sont pas les musiques qui viendront enchanter les parties.

Le pointeur au milieu de l’écran est également un gros point noir, celui-ci paraissant être résolu avec le patch. Même le verrouillage automatique des ennemis, fonctionnalité très utile sur le papier, m’a semblé au départ laborieux à utiliser, laissant une impression générale de lourdeur, de non-fluidité.

NOTE: 12/20 – Finalement, que vaut Spell and secrets en tant que jeu ? Le combo puzzle/combat est appréciable et amène une diversification du gameplay. Tout comme le fait de pouvoir traîner dans la cour et de pouvoir rejoindre les quatre grandes factions étudiantes. Cela nous permettra d’ailleurs d’augmenter notre réputation, d’utiliser d’autres salles, d’apprendre de nouveaux sorts.

Le magiphone entraîne un accès facilité à nos sorts et à d’autres applications, ce qui amène un trait de modernité dans le jeu et peut être amusant. Le mode multi doit également rendre le jeu plus vivant, et son existence est à saluer.

Pour le reste… le soft est globalement lent, et pas si ouvert qu’annoncé. Pour progresser au travers des différentes pièces, il faudra parfois suivre un ordre bien précis, ou exterminer toutes les créatures pour pouvoir progresser, l’avancée reste assez linéaire. La mini carte affichée en bas de l’écran semble elle-même extrêmement statique, peu vivante ! Les dialogues, et globalement le scénario, sont peu inspirés.

Oui, nous comprenons rapidement que les antagonistes font partie d’une mystérieuse organisation, La Couronne, mais avons-nous vraiment envie d’en savoir plus, de poursuivre l’enquête ? Ça n’a pas été mon cas.

D’autres roguelite: Haunted House ou One More Gate.

💎 Review réalisée à partir d’une version presse Switch.

Points Positifs

● La personnalisation.
● Traduit en FR.
● Jouer en coop.
● Les variétés de gameplay.

Points Négatifs

● Les lags et bugs.
● Redondance et lourdeur globale.
● Les controles.
● Temps de chargements interminables.
● Manque de magie..

Informations

Sortie: Le 09 novembre 2023
Langue: Texte en FR
PEGI: 7
Dispo: PS5, Switch, Series, PC
Éditeur: rockaplay, Merge Games
Développeur: Alchemist Interactive
Mode: Solo

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Jambonneau

À fond in love sur les consoles Nintendo depuis ses 10 ans (ses parents ont longtemps dû regretter la GBC sous le sapin), Jambonneau a d'abord fait ses classes dans l'univers de Mario avant de s'ouvrir à d'autres licences majeures telles que Zelda, Pokemon, Professeur Layton... Sa découverte des jeux indépendants fut cependant une grande révélation: ne la lancez jamais sur Hollow Knight et Ori.

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