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Test du jeu Sword and Fairy: Together Forever

L’action-RPG chinois Sword and Fairy: Together Forever a passé les frontières pour notre plus grand plaisir. Cependant, l’aventure n’est pas traduite en français, il faudra se contenter de l’anglais si cela vous est possible. Cette licence existe depuis environ 27 ans, sous le nom de The Legend of Sword and Fairy ou encore Chinese Paladin.

Une licence presque ancestrale

Créée par Yao Zhuangxian et développée par la société Softstar. Autant dire qu’elle est plutôt célèbre, car il y a même eu des séries télévisées et d’autres dérivés vidéoludiques.

Le jeu est sorti en 2021 sur Steam. Mais, je ne pense pas qu’il ait eu une grande visibilité, hormis pour les Chinois, je veux dire. Il est désormais disponible sur PS4 et PS5 ce qui va assurément lui donner une seconde chance.

Découverte de l’histoire

Je n’ai pas été dépaysée, car j’avais pu tester Xuan Yuan Sword 7 (article ici) dont j’avais apprécié l’aventure intégralement traduite en français. Ce qui n’est pas le cas ici et c’est vraiment dommage! Ce qui est intéressant avec ce 7ème opus, c’est qu’il propose pour la première fois des combats en temps réel. Ici, on commence par incarner Xiu Wu qui tente de s’échapper des Enfers par le biais de quelques QTE. S’ils sont mal exécutés, vous les recommenceraient du début. Il est question de traitres Démon qui fomentent contre les Deity (soit les Divinités) et accessoirement les Humains qui sont au milieu de tout ça (en bien et en mal).

Mais, en réalité, c’est plus complexe que cela. Nous avons donc affaire à 3 clans: HumainDeity et Démon. Malheureusement, notre divinité, Xiu Wu, tombe sur un démon qui va l’envoyer dans le Royaume des Humains où il va tomber sur l’unique disciple de l’école Mangshu: Yue Qingshu. À partir de cet instant, les deux seront liés et devront partir en quête de réponses ensemble. Bien sûr, d’autres personnages feront partis de l’aventure. Tels que Sang Yo et Bai Moqing qui seront jouables, j’y reviendrais après. Vous pouvez aisément jouer à cet opus sans connaitre les autres. Ainsi, le seul lien entre les jeux est le grand-père de Yue, Yue Hanshan, le Maitre de l’école Mangshu.

Un gameplay sympathique

Les combats au tour par tour ont été délaissés pour laisser la place aux combats en temps réel. Ce qui donne aux batailles un dynamisme certain. Vous errez où vous le souhaitez, les ennemis sont visibles à l’écran, le combat se déclenche si vous les touchez. Le niveau des ennemis dépend de la zone sur laquelle ils se trouvent dans l’avancée de l’histoire (ceux du début ne donnent pas beaucoup d’XP et ainsi de suite).

Les 4 personnages sont tantôt tous disponibles, tantôt partis vaqué à d’autres occupations. Dans tous les cas, vous pouvez jouer le personnage que vous désirez en switchant via L2 et la touche attribuée à un personnage (Carré, Rond, Triangle…) pour en prendre son contrôle.

Également, si vous avez un personnage préféré, vous avez la possibilité de le passer Leader de votre groupe. Vous noterez tout de même qu’à certains endroits bien précis de l’aventure le jeu vous impose un groupe ou un leader.

Ce sera par exemple le cas pour effectuer une mission ou pour affronter un boss. Pour ce qui est des attaques, chaque personnage peut effectuer un coup fort, un coup faible, une esquive en dash, et des combos. Evidemment, les attaques peuvent être magiques, pour cela, vous utilisez R2 et l’un des pouvoirs du personnage. Une fois un pouvoir utilisé, il faudra attendre que son cooldown soit terminé pour l’utiliser à nouveau. Chacun d’entre eux possèdent aussi une attaque ultime en pressant L3 + R3. Les animations sont colorées et réussies.

Se parer de ses plus beaux atouts

Pour rester dans la thématique du combat, Sword and Fairy vous propose de l’équipement afin de mieux vous défendre et d’être plus fort. Niveau arme, épées/arbalète etc selon le personnage, elle vous augmentera vos statistiques d’Attaque, de Critique et autres. En ce qui concerne la panoplie vestimentaire, vous pouvez enfiler un haut, un bas, des chaussures et un accessoire pour augmenter vos MP et/ou votre Défense. Dans les accessoires, il y en avait un fort utile car il permettait de localiser sur la mini-carte les trésors.

Si les armes que vous gagnez ou achetez ne vous plaisent pas, vous avez la possibilité d’en forger contre des ingrédients. Pour gagner de l’XP, il vous suffit de combattre et de mener à bien des missions secondaires en plus de la quête principale. Enfin, dernier point et pas des moindres, le personnage principal, Yue Qingshu, peut avoir avec elle des Esprits qui l’aideront pendant les combats. Chacun à son élément (feu, glace…), ainsi qu’un healer. Vous devrez les faire XP manuellement en leur donnant des fruits spéciaux.

Mais taisez-vous merci!

Les textes peuvent être agrandis, une bénédiction pour des personnes comme moi qui y voient de moins en moins de loin. Sword and Fairy 7 est bavard, parfois vraiment beaucoup. Malheureusement, dans certaines séquences, il sera impossible d’accélérer les textes à moins de carrément les passer. On peut dire que ça casse un peu le rythme.

Mais, c’est une constante dans les RPG asiatiques, donc les habitués n’y verront pas de soucis, alors que les autres seront peut-être déconcertés. Les personnages se parlent en marchant, ils se parlent aussi à eux même, ce qui donne une dynamique à l’ensemble. Vous pouvez également lire les documents que vous dénichez dans le menu LibrairiePour ce qui est du visuel, vous aurez un savoureux mélange entre la Chine traditionnelle médiévale et la mythologie chinoise.

Visuellement plaisant et mystique

Les 4 personnages, mais aussi les Esprit, sont très travaillés, aucun ne se ressemble. Ils ont chacun leur style: Sang Yo est habillé de manière « rustique » mais raffiné tout en couleur, il a les yeux bleus et les cheveux courts. Yue Qingshu porte un ensemble « simple » mais joli, aux couleurs de son clan, quelques bijoux et un ornement dans les cheveux. Alors que Bai Moqing à une tenue plus sophistiquée, des ornements et des bijoux.

Xiu Wu lui délaissera sa tenue de divinité pour enfiler une tenue simple aux couleurs du clan de Yue. Leurs visages ne se ressemblent pas, mais les expressions faciales ne sont pas de qualités. D’ailleurs certaines émotions ne sont pas du tout retranscrites. Les personnages secondaires sont travaillés, par contre tous les autres, vous remarquerez très vite qu’ils sont multi clonés dans les différents lieux.

Hormis dans les lieux désolés, les environnements sont chatoyants, les couleurs vivent y contribuent. Les différentes zones ne se ressemblent pas. Les développeurs ont été assez malins pour donner une ambiance différente à chaque village/ville: village dans une végétation luxuriante, ville fortifiée sous la neige, village dans une épaisse jungle, palais, monde aquatique, Enfers…

Si en jeu tout n’est pas très beau à regarder, les cinématiques sont quant à elles très bien réalisées. Il n’y a aucune interaction avec l’environnement.

En revanche, fort heureusement, pour rendre le monde vivant, les feuilles virevoltent, l’eau éclabousse, les vêtements et les cheveux bougent. Le bestiaire est puisé dans la mythologie, les mythes et les croyances. Certains m’étaient familiers grâce aux films ou séries, alors que d’autres étaient une découverte. Je n’ai pas mis de screen des Esprits de Qingshu pour vous laisser la découverte, je dirais juste qu’ils ont leur vraie forme et celle quand ils nous suivent.

NOTE 15/20 – Vous pourrez compter sur environ 7h de jeu en ligne droite, moi, j’ai mis 15h, car j’ai achevé la plupart des quêtes. Il y a vraiment de super passages dans le jeu avec la découverte de lieux ou de combats. Il y en a pour tous les niveaux parce que le jeu peut être réglé sur la difficulté de votre choix.

Les quêtes annexes ne sont pas complexes, ce sont surtout des allers-retours qui sont rapides grâce à la téléportation. Les personnages parlent beaucoup, énormément à certain endroit, donc les joueurs qui n’aiment pas ça pourront toujours tout passer, ou éviter ce titre.

L’anglais sera aussi un frein, mais même avec un petit niveau, on peut comprendre l’essentiel. Sword and Fairy a de bonnes idées, mais parfois, il manque de la technique.

💎 Review réalisée à partir d’une version PS5.
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Points Positifs

● Beau.
● De super passages beaux ou épiques.
● Le folklore.
● La balade en Chine.
● L’OST.
● Grand choix de difficulté.
● Personnages attachants.

Points Négatifs

● Pas de sous-titres FR.
● Quêtes annexes demandent des allers-retours.
● Personnages parlent beaucoup!
● Un manque de technique et de finitions.
● Combats manquent de punch.

Informations

Sortie: Le 04 aout 2022
Partenariat: Eastasiasoft
Langue: Texte en anglais
PEGI: 12
Dispo: PS5, PS4, PC
Éditeur: Eastasiasoft
Développeur: Softstar
Mode: Solo

Karma Shachou

Joueuse de RPG avant tout, elle a pourtant commencé avec Tetris sur les WC. La passion (geek, pas les WC) a persisté sur le blog en 2012 avec rien ni personne, puis, elle a grandi avec de nombreux partenariats et quelques larbins en intérim. Touche à tout, jeux indé/AAA, sauf le sport, les FPS et les MMO (à part SWTOR, une religion de jeunesse), elle poursuit sa route vers la gloire et s'étend même dans d'autres domaines! Par contre, y'a plus de place chez elle: ah les collections!!!

2 réflexions sur “Test du jeu Sword and Fairy: Together Forever

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