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Test du jeu vidéo Yakuza Like a Dragon chez Sega

Petit rappelle, Yakuza est une série de jeux vidéo sortie initialement sur PS2 en 2005, éditée par SEGA. Dont on doit le développement à Toshihiro Nagoshi (ShenmueVanquishSuper monkey ball…) et le scénario à Hase Seishū (auteur de romans Policier).

Après le succès du premier opus, s’ensuivent plusieurs épisodes principaux et Spin off. L’avant dernier étant Yakuza 6: A Song of Life qui clôture l’arc narratif de Kiryü Kazuma protagoniste principal de la série.

L’arc narratif de Kiryü étant terminé, nous avons ici affaire à un tout nouveau protagoniste: Ichiban Kasuga. Jeune orphelin ayant été élevé par les tenanciers d’un bordel. Allant de petites conneries en petites conneries, Ichiban finit par se retrouver un soir, séquestrer par un groupe de Yakuza.

On ne donne pas cher de sa peau, mais c’est là qu’intervient Masumi Arakawa le patriarche de la famille Arakawa appartenant au clan Tojo. Celui-ci le sauve en acceptant de se couper le petit doigt (signe de rédemption chez les yakuzas). Sauvé de justesse, Ichiban sera éternellement reconnaissant envers Masumi et son clan et le servira avec la plus grande fidélité.

À tel point qu’un beau jour, Ichiban accepte avec honneur de purger une peine de 18 ans de prison afin de protéger l’auteur d’un crime qui n’est autre que Jo Sawashiro le capitaine de la famille. Au sortir de la prison, Ichiban qui pensait être accueilli en héros par les membres de sa famille, se retrouve seul. Délaissé, notre héros comprend vite qu’il eu a eu une mutinerie.

Il tente malgré tout de retrouver son patriarche, mais se fait tirer dessus par ce dernier. Se réveillant dans une poubelle, Ichiban est accueilli par Nanba un SDF qui l’aide à redémarrer sa vie de zéro. Complètement désorienté après 18 ans d’enfermement, notre protagoniste tentera de percer les mystères de la trahison avec l’aide de Nanba et l’ancien flic Koichi Adachi.

Yakuza like a dragon ne déroge pas aux règles de la série en nous offrant une narration prenante. Empruntant les codes des films de gangsters, l’histoire prend le temps de se développer au travers de longues cinématiques. Les personnages haut en couleur sont très bien introduits et prêtent à la compassion. Mais Yakuza, c’est aussi le contraste entre le sérieux et le loufoque.

Sur ce point, on peut dire que l’on est servi avec des mini jeux aussi drôles que débiles, des attaques complètement WTF (Invocation de pigeons). Mais cela s’explique surtout par le fait que notre protagoniste se prend littéralement pour un personnage de Dragon Quest… Argument avancé pour justifier le côté loufoque du jeu. Le joueur pourra expérimenter cela au travers de nombreuses références plus ou moins subtiles aux codes des RPG traditionnels. Comme la musique de victoire, invocation, quêtes pour aider les personnes dans le besoin.

Mais ce qui fait vraiment l’âme d’un jeu Yakuza, c’est le réalisme de ses villes. La série nous avait habitué à des reconstitutions à l’échelle de quartiers emblématiques, comme Kamurocho, même si ce lieu se veut fictif selon les développeurs. En effet, il est très largement inspiré de Kabukichô, le quartier de Shinjuku à Tokyo. Autre quartier connu de la série: Sotenbori, inspiré du district de Dotonbori à Osaka.

Même si c’est deux quartiers peuvent être parcourus dans Yakuza Like a Dragon, le jeu se fait une petite beauté en nous offrant de nouveaux lieux à visiter tels que Isezaki Ijincho à Yokohama. Cette ville portuaire située au sud de Tokyo est inspirée du quartier d’Isezakichō (oui, ils ne se sont pas foulés pour modifier le nom).

Ce quartier très vaste s’étant largement et regorge de détails. Ce dernier foisonnera d’activités annexes avec tous ses bars, restaurants, salles d’arcade. Le jeu vous offre également un mode photo et la possibilité de vous promener en vue à la première personne. Véritable aubaine pour les pauvres comme nous qui ne peuvent s’offrir un vrai voyage au Japon XD.

Le point le plus important et qui a apparemment choqué un grand nombre de joueurs à la sortie de cet opus, c’est le changement drastique qu’a choisi d’opérer Ryû ga Gotoku Studio pour le gameplay de son jeu. Cela fait en effet quinze ans que la licence est l’un des boss incontesté du beat them all et tout à coup, le jeu se mue en un RPG au tour par tour. Nous comprenons effectivement que ça ait pu en choquer plus d’un.

Mais selon nous, c’est un pari réussi pour le studio de développement. Car même si ce gameplay au tour par tour ne transcende pas le genre, il parvient à bien se mêler à l’ambiance loufoque du titre. Le jeu nous propose donc d’affronter un panel très varié d’ennemies allant du loubard, au clodo, en passant par l’exhibitionniste. Les combats s’engageront via des quêtes ou alors en mode libre en vous promenant en ville. Une fois le combat entamé, plusieurs possibilités s’offrent à vous:

🔪 Attaque: qui déclenche une frappe normale.
🔪 Aptitudes: qui regroupent tous vos sorts. Les utiliser vous coûtera des PM. Vous aurez des sorts offensifs, défensifs, etc.
🔪 Objet: permet de vous soigner, de vous booster ou d’utiliser un gadget par l’intermédiaire d’item.
🔪 Parer: pour subir moins de dégâts.

Voilà pour le principal, le jeu vous proposera d’autres actions. Comme par exemple la possibilité d’appeler un Acolyte qui en contrepartie d’une somme d’argent viendra assener une redoutable attaque à l’ennemi.

Vous pouvez aussi effectuer une attaque groupée avec tous les membres actifs de votre groupe. Les phases de combats se dérouleront dans des environnements variés et vos personnages ou ennemies pourront interagir avec le décor (sauter par-dessus, le casser, l’utiliser…) ce qui vient accentuer le dynamisme des affrontements.

Nous venons d’aborder le cœur du gameplay, à savoir les combats. Mais Yakuza Like a Dragon foisonne également de nombreux minis jeux. Certes aux principes basiques, même ridicules, mais qui viendront étoffer l’expérience de jeu. Parmi ces mini jeux, nous pouvons par exemple citer une sorte de remake de Pac Man où, sur votre vélo équipé d’une remorque, vous devrez collecter le plus de canettes en aluminium possible. Le tout en évitant vos concurrents qui n’hésiteront pas à vous percuter pour vous les voler.

Autre jeu, vous êtes tranquillement installés au cinéma, mais, problème, c’est que le film que vous vous apprêtez à voir est soporifique au possible. Vous vous engagez donc dans un QTE endiablé afin de combattre des moutons (personnification du sommeil) qui tenteront de vous endormir pendant votre séance ciné.

NOTE: 17/20 – Cet épisode de Yakuza était très attendu à cause de sa traduction française. Surtout si vous en aviez fini avec Judgment. Que vous soyez un joueur aguerri ou tout frais dans la licence, vous ne serez pas perdus car le personnage principal est un nouveau héros dans une nouvelle ville. Vous pouvez donc vous lancer serin.

Même si Yakuza Like a Dragon marque un virage important pour la série, il parvient à rester un jeu de référence. S’étant fait une petite beauté, cet opus n’en oublie pas non plus ses origines et les éléments qui font l’âme de la série. À savoir le triptyque: scénario prenant, réalisme des lieux à explorer, et mélange violence/loufoque.

Comprenant facilement plus d’une cinquantaine d’heures de jeu, vous aurez de quoi faire entre les quêtes annexes, les nombreux lieux à explorer et les mini jeux. À vos manettes les gangsters.

Le test de Like a Dragon Infinite Wealth est par ici!

💎 Review réalisée à partir d’une version presse PS4.

Points Positifs

● Comme dans un film.
● La touche comique.
● C’est génial de se promener dans les quartiers.
● Les minis jeu, activités.
● Les combats.
● Le héros.

Points Négatifs

● Des pics de difficulté étranges.
● Obligé de farmer.
● Parle beaucoup.

Informations

Sortie: Le 10 novembre 2020
Langue: Texte en FR
PEGI: 18
Dispo: PS5, PS4, One, Series, PC
Éditeur: Sega
Développeur: Sega
Mode: Solo

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Karma Shachou

Joueuse de RPG avant tout, elle a pourtant commencé avec Tetris sur les WC. La passion (geek, pas les WC) a persisté sur le blog en 2012 avec rien ni personne, puis, elle a grandi avec de nombreux partenariats et quelques larbins en intérim. Touche à tout, jeux indé/AAA, sauf le sport, les FPS et les MMO (à part SWTOR, une religion de jeunesse), elle poursuit sa route vers la gloire et s'étend même dans d'autres domaines! Par contre, y'a plus de place chez elle: ah les collections!!!

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