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Test du jeu vidéo Quadroids de Just For Games

Le scénario de Quadroids ne brille pas par son originalité, ni, malheureusement, par son impossibilité: la Terre devient inhabitable, et il nous faut trouver une nouvelle planète d’accueil.

Cependant, nous sommes du côté des méchants, car nous aidons le vil seigneur Robocoptus dans sa tentative de domination galactique! Oui, nous incarnons de petits droïdes, les quadroïds donc, dont la mission est de visiter cinq planètes contenant vingt niveaux principaux chacune, ainsi que quelques bonus. Les plus balèzes en calcul l’auront compris: le jeu dispose de plus de 100 niveaux à la difficulté parfois corsée, mais nous y reviendrons!

La grande originalité du titre repose sur son gameplay aussi rafraîchissant que déconcertant : l’écran est divisé en quatre sous-écrans que nous pouvons (et devons!) contrôler simultanément. Ces quatre parties sont à la fois distinctes, chacune ayant sa touche attitrée, mais également interconnectées: si un quadroïd passe d’un écran à un autre, il faudra donc changer de touche ou de gâchette pour continuer à incarner le petit personnage.

Évidemment, entre la zone de départ et la zone de fin, des obstacles se dresseront sur notre chemin, et la mort sera généralement inévitable. Ce qui s’avérera prévu, voire utile! En effet, les cadavres de nos défunts compagnons nous permettront souvent de franchir les difficultés de prime abord insurmontables, il s’agira même parfois de sacrifier certains de nos quadroïds pour avancer.

Le gameplay est donc relativement minimaliste : quatre touches, personnalisables qui plus est, ce qui est très appréciable, et ne permettant qu’une seule action, le saut. Les quadroïds défilent en effet de manière infinie à la mort d’un d’entre eux, et marchent jusqu’à rencontrer un mur (ils changent alors de direction), l’arrivée, ou le trépas.

Simpliste mais pas simple: si la prise en main demande un bon temps d’adaptation, rien n’est gagné une fois celle-ci faite! En effet, la difficulté va évidemment évoluer avec l’avancée en niveau, avec des pièges de plus en plus retors et surtout une nécessité de réellement contrôler plusieurs quadroïds (donc plusieurs écrans) en même temps. Diviser son attention et avoir de bons réflexes seront donc des capacités indispensables au bon déroulé des opérations!

D’autant que certains sauts se font parfois au pixel près, ce qui peut devenir rageant lorsque qu’une somme d’actions sont nécessaires avant d’arriver à cette toute dernière étape: il faut alors tout recommencer, dans un ordre bien précis où chaque placement de quadroïds doit suivre une logique, voire un timing serrés, dans la synchronicité. Le tout bien sûr, en tenant compte de l’environnement, qui pourra nous être fatal comme nous servir de béquille en l’exploitant correctement.

Il sera alors intéressant de prendre le temps de visualiser un peu le parcours, visible avant que le niveau ne se déclenche. Malgré ça, si un niveau devait vraiment être trop ardu, il y aurait toujours la possibilité de faire appel au mode multijoueurs (non testé ici) pour se décoincer! Car oui, la difficulté ne suit pas vraiment une progression linéaire, mais apparaît parfois en pic sans forcément de logique.

Le jeu, bien qu’addictif, semble parfois alors s’apprécier par petites sessions, pour ne pas laisser la frustration gâcher l’expérience ! Ainsi, un niveau qui semble infranchissable un jour devient en fait bien plus atteignable à tête reposée.

Outre la satisfaction personnelle à triompher des niveaux, quadroïds nous permet également de nous situer dans un tableau des scores mondial à la fin de chacun d’entre eux.

Car oui, chaque niveau possède en fait trois objectifs: parvenir à l’arrivée (obligatoire), terminer le niveau en dessous d’un certain temps (facultatif), achever le niveau en n’effectuant qu’un nombre limitée d’actions, nombre qui nous est communiqué dès le début (facultatif). Le classement, lui, se base sur le chrono: plus le niveau est terminé rapidement, plus notre classement est haut.

Pour les personnes désirant encore plus de challenge, il est à noter que certains niveaux possèdent un défi en plus: l’obtention de trois médailles, complexifiant parfois grandement la tâche de base. D’ailleurs, collecter ces bonus nous ouvrira la porte de niveaux restant verrouillée si le nombre requis n’est pas atteint.

Enfin, un système de trophées est également disponible pour les adeptes du 100% jusqu’au bout.

Quadroïds joue clairement la carte du pixel art, et elle fonctionne! Les environnements sont bien distincts, les pièges identifiables, les petits droïdes mignons et leur animation est fluide.

La bande son, très plaisante, accompagne agréablement l’aventure, et a le mérite de ne pas se couper à chaque niveau, offrant une arrière-son continu et adapté au contexte. Les textes ont la bonne idée d’être disponibles en français, nous permettant d’apprécier l’humour du jeu! Malheureusement, l’histoire n’est pas vraiment exploitée et se met en retrait même si, nous l’avons dit, elle n’était pas le point fort du jeu.

Un autre jeu pour faire travailler vos méninges: Suika Game.

NOTE: 15,5/20 – En bref, quand on sait que Quadroïds est l’œuvre d’une seule personne, on ne peut que tirer son chapeau. Le concept est juste génial, et l’on finit par s’attacher à ces petites créatures qu’on a de la peine à sacrifier volontairement ou à utiliser comme de vulgaire objets pour avancer dans le niveau.

Bien sûr, en coupant les cheveux en quatre, nous pouvons trouver des défauts au soft. Cependant, aux personnes friandes de plate-forme et de réflexion, je ne pourrais trop conseiller de foncer pour se frotter à ce joli challenge, sans freiner des quatre fers au premier écueil!

Points Positifs

● Gameplay original et challengeant.
● Plus de 100 niveaux.
● Humour.
● Commandes simples et personnalisables.
● Réflexion poussée.
● L’idée de classement mondial accessible d’un coup d’oeil.

Points Négatifs

● Difficulté parfois trop importante.
● Finit par être répétitif.
● L’histoire pas assez mise en avant.

Informations

Sortie: Le 22 février 2024
Langue: Textes FR
PEGI: 16
Dispo: Switch, PS4, PC, One
Éditeur: Fabloo Games, Just For Games
Développeur: Blue Loop Studio
Mode: Solo

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Jambonneau

À fond in love sur les consoles Nintendo depuis ses 10 ans (ses parents ont longtemps dû regretter la GBC sous le sapin), Jambonneau a d'abord fait ses classes dans l'univers de Mario avant de s'ouvrir à d'autres licences majeures telles que Zelda, Pokemon, Professeur Layton... Sa découverte des jeux indépendants fut cependant une grande révélation: ne la lancez jamais sur Hollow Knight et Ori.

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